DEF LEPPARD : Hysteria

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Origine : UK
Date de sortie : 1987
Label : MERCURY
Coup de Coeur :
Chronique par :
Web :
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Comment avoir une section « Coups de coeur » et ne pas parler de cet album ? Les british Joe Elliott, Steve Clark, Rick Savage, Phil Collen et Rick Allen se surpassent pour nous faire ce cadeau.

HYSTERIA, c’est une explosion d’émotions en 62 minutes. Que celui qui n’a pas levé les points sur « Pour some sugar on me » me jette la première pierre, et se reprenne un pavé dans la gueule. HYSTERIA, c’est un album ultra romantique qui te prends aux tripes et te donne envie d’être amoureux, d’être heureux, et de sourire comme un autiste heureux pendant le reste de ta journée.

Les gars attaquent direct dans le vif du sujet en te balançant un WOMEN qui te donne envie d’hurler et d’arracher tes vêtements, même si t’es pas une groupie.
Un album ne pouvait pas mieux commencer que par ce riff, et ces choeurs tout simplement parfaitement placés. Et la première phrase, « In the beginning », ça veut pas tout dire ? Bien sûr que si. Cet album est le commencement. Une ode à la femme pour démarrer une bombe qui touchera 20 millions de personnes (sans compter les téléchargements) qui ne savent pas ce que c’est qu’une chanson parfaite avant d’avoir fait leur devoir et acheté cette merveille. La suite logique de Pyromania. Une explosion de bonheur auditif. Un Steve Clark déchaîné, qui marque le monde du Rock’n’roll à jamais avec cette oeuvre et la tournée qui a suivi. Un adieu digne de ce nom, son dernier album ne pouvait-être que celui-ci. Les Anglais de Def Leppard enchaînent avec « Rocket », et ouais putain, Rocket baby, on sent la fusée et on a envie de croire Joe Elliott quand il nous dit qu’on va s’envoler. S’ensuit le meilleur refrain de tous les temps (ouais, je sais, paye ton objectivité, mais que voulez-vous… ANIMAL quoi…), où les choeurs sont mieux utilisés que jamais.

Ces trois premiers morceaux nous font déjà tellement voyager qu’on est comme qui dirait à fleur de peau. Et c’est là qu’ils nous balancent LOVE BITES, histoire de bien nous enfoncer et nous rendre complètement accrocs à DEF LEPPARD, quand les poils sur ta peau sont encore dressés à cause  de la batterie de RICK ALLEN qui te fait ressentir la douleur de LOVE BITES presque plus que les paroles ultra prenantes. La guitare pleure, la basse tient tout ça en place, et la voix te rappelle que, putain, tu peux porter un perfecto et avoir des tatouages t’as le droit de pleurer en écoutant une chanson. En écoutant LOVE BITES.

Ils nous auront presque fait croire qu’on est fragiles, les mecs, mais c’est pour mieux nous balancer le tube ultime, LE morceau auquel on pense quand on dit DEF LEPPARD, vous l’aurez deviné, POUR SOME SUGAR ON ME arrive quand tu t’y attends le moins, au moment où t’es encore tout chose. Et là, le morceau a à peine démarré que tu sais que tu dois être au top pour accueillir la perle qui va suivre. Les paroles ? Désolée mais on s’en fout, c’est pas de la poésie, non c’est des paroles qui fonctionnent et qui collent parfaitement à ce riff monstrueux qui rox totalement. Ce morceau ferait danser un unijambiste sans béquilles, ce morceau ferait danser absolument n’importe qui. Danser, hurler, sourire. Le tout conclu par RICK ALLEN comme s’il nous disait « Okey, vous voyez ce que ça veut dire << envoyer grave >> ? »

La suite est tout autant remarquable, ARMAGGEDON IT s’inscrit sur la lignée « poings en l’air – hurlage du refrain ». Les choeurs sont parfaits comme tout le long de l’album.

Les quatre morceaux qui suivent s’écoulent comme une évidence et ne s’essoufflent pas, même si on pourrait croire que le léger changement de style de GODS OF WAR nous couperait dans notre élan, et pourtant même pas. Tout est calculé à la seconde près. Et ils ont beau nous avoir déjà fait le coup avec LOVE BITES, on se refait prendre par surprise avec HYSTERIA : frissons, étalage de sentiments et tout le bordel. EXCITEABLE nous rappelle, comme POUR SOME SUGAR ON ME l’a fait juste avant, qu’on est quand même des Hardos et qu’il faut pas déconner non plus.

Et enfin, ils nous laisse tranquillement réfléchir à la bombe qui vient de nous tomber dessus avec un LOVE AND AFFECTION tranquille, serein, et prenant. Et tout ce qu’il te reste à faire à ce moment là, c’est appuyer sur « Replay full album ».

Vous l’aurez compris, cet album N’EST PAS un album : c’est une institution, un paradis en forme de vinyle. Un condensé de clichés, mais c’est exactement ce qu’on attendait d’eux à ce moment là. Merci Def Lep’.

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