POISON : LOOK WHAT THE CAT DRAGGED IN

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Origine : USA
Date de sortie : 1986
Label : ENIGMA
Coup de Coeur :
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Il y a des plaisirs qui ne se refusent pas et lorsque la chronique « ALBUM & LEGENDES » a été mise à jour, quelques albums sont venus instinctivement hanter la caboche de votre serviteur dont le 1er album de POISON, LOOK WHAT THE CAT DRAGGED IN. Car s’il y a L’ALBUM glam parmi les albums glam de toute la création, disons que celui-ci dans un style bubblegum mainstream est le top number one.

 

Sorti en 1986 c’est le premier effort accouché par la bande de joyeux drilles de Pennsylvanie, Bret Michaels, Bobby Dall et Rikki Rockket, auquel s’est associé un peu plus tard un petit gars de New York, C.C. Deville. Mais ces quatre là auront avant cet album été célèbre pour avoir enflammés le Sunset Strip de Los Angeles tant par leurs méthodes « agressives » de distribution de tract que leurs shows enflammés qui sont encore dans toutes les mémoires. Et c’est à ENIGMA que revient la palme et signature du groupe.

 

Et ce LOOK WHAT THE CAT DRAGGED IN débute par le premier single du groupe, qui devait à la base être le seul, CRY TOUGH. L’intro sonne le rassemblement, du style « les mecs, ca y est on va faire la fiesta. Debout bon sang ! ». Quel titre, quel entrain, quel refrain, quel clip et quelles paroles d’ado aussi. Mais ça fonctionne et les ventes qui décollent en même temps que le passage non stop du clip à la radio et sur MTV démontre que c’est dans l’unanimité collective que déboule POISON. Mais comment dire … on se demande lorsqu’un titre pareil démarre un album comment vont pouvoir tenir la comparaison les titres qui suivent. Ah oui ? Et que diriez-vous du suivant I WANT ACTION ? Ce titre est tout simplement entré au panthéon du Rock n’Roll. Et que dire de I WONT FORGET YOU, la ballade de l’album qui caracolera dans les charts des semaines et des semaines ? Les deux titres sont des singles en force et ENIGMA ne s’y trompe pas, renvoyant pour l’occasion le groupe devant les caméras pour pondre deux clips qui eut aussi seront en ultra heavy rotation sur MTV.

 

3 titres pareils qui se suivent et qui ouvrent LOOK WHAT THE CAT DRAGGED IN, on pourrait se dire que POISON n’a pas du mesurer l’effet de choc que cela pouvait engendrer sur les fans car inutile de vous dire que c’est encore dans la mémoire de votre serviteur glamos de l’époque. PLAY DIRTY ? Alors même s’il n’atteint pas les 3 précédents dans la hiérarchie de POISON il n’en demeure pas moins un super titre Glam. Le titre éponyme de l’album LOOK WHAT THE CAT DRAGGED IN fait parti des gagnants au concours des meilleurs titre glam de tous les temps, tout simplement. En fait, oui et non puisque le titre qui suit TALK DIRTY TO ME enfonce encore un peu plus le clou et s’amuse même à détrôner, pour beaucoup, les 3 premiers titres de l’album. WANT SOME NEED SOMEE, BLAME IT ON YOU et 1BAD BOY ne sont nullement là pour combler l’espace et sont un parfait complément aux titres plus accessibles de cet album. Mais la palme Glam punky de tous les temps revient sans hésiter au titre qui clôture ce géant du Rock, je veux bien évidemment parler de LET ME GO TO THE SHOW.

 

Ce qui frappe sur cet album c’est qu’aucun titre n’est ni de trop ni en dessous des autres. Et même si certains d’entre eux sont passés depuis dans un système parallèle, il n’en demeure pas moins que replacé dans son contexte historique, lorsqu’est sorti l’album, il n’y avait pas encore de single en heavy rotation et l’auditeur se prenait tous les titres direct en pleine face, sans la moindre influence externe. La voix de Bret, la Basse Glamy de Bobby où la batterie de Rikki suit direct le pas et un C.C. qui fait un taff remarquable (ça mérite d’être précisé).

 

Cet album est un album de malade et n’a pas son pareil dans un style GLAM « fun » BUBBLEGUM (comme on dit) et n’aura très probablement jamais de concurrent réel, la faute à un temps révolu probablement.

 

Et pour la petite histoire sachez que cet album sera la plus grosse vente de l’histoire du label ENIGMA puisque vendu à cette époque à plus de 4 millions d’exemplaire. A noter également que le groupe apparaît dans le film de Penelope Spheris « Declin of the western civilisation 2 : The Metal Years » et sera L’EXEMPLE à suivre pour une ribambelle de groupes, dont les GUNS N’ROSES car oui, POISON a déchiré les charts bien avant tout ce beau monde.

 

10/10 ? C’est noter vache !

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