KIK TRACEE : No Rules

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Origine : USA
Date de sortie : 1991
Label : BMG Music
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La 3ème vague « GLAM », voilà comment se nommait ce flot constitué d’une ribambelle de groupes Hard US plus ou moins Glam en fait qui déferla sur le paysage musical du début des 90’s. Bien que soutenu à la base par la quasi-totalité des majors de l’époque, celle-ci ne dura que 2 ans environ et la majorité de ces groupe disparue aussi vite qu’ils étaient apparus ; le cycle Rock n’Roll ayant fait un nettoyage radical (pour un bien ou pour un mal, là n’est pas le propos à vous de juger). KIK TRACEE et son album NO RULES, voilà ce dont il est question ici-même dans cette chronique.

Né dans une banlieue de Los Angeles en 1988 par la paire de guitaristes Greg Offers & Michael Marquis, auquel se sont joints rapidement le bassiste Rob Grad et le Batteur Scott Donnell, le groupe a d’abord écumé les clubs du Strip avant de dégoter le cinquième et dernier membre indispensable à tout groupe qui se respecte, son chanteur en la personne de Stephen Shareaux. Voilà pour les présentations.

Arrivé sur le tard d’une vague d’or, KIK TRACEE bénéficie malgré tout de bons échos dans la presse locale et le microcosme Glamy du Strip. Ce qui va faire lorgner sur cette toute jeune progéniture certains mastodontes du genre, à commencer par celui qui produira cet album, Dana Strum – Slaugther – , entrainant par la même une signature chez un label costaud, BMG Music. Assimilée à la scène Hard Us à tendance « robuste » la musique du groupe n’en est pas moins béton et les compos rondement menée. Il est vrai que la touche Strum y est pour quelque chose mais le groupe, injustement comparé à Guns n’Roses (à cause du timbre de voix parfois similaire à celle d’AXL sur les Use Your Illusion) montre que le niveau général de NO RULES est très au-dessus du lot de ce à quoi commençait à nous habituer le Strip au début des 90’s avec tous ces groupes se ressemblants, aussi bien côté look que côté son.

L’écoute de ce NO RULES est claire, nette, précise, on en prend plein la poire pour pas un rond. Le groupe n’y va pas de main morte, à commencer par un des titres phares de cet album, l’excellent DON’T NEED RULES, tout est là pour présenter aussi simplement que possible le talent de ce groupe et la teneur de cet album. Rock n’Roll, refrain ultra Catchy, riffs à gogo, solos ciselés savamment. Tout l’album se tient et forme un tout vraiment excellent en tout point et il est bien difficile de privilégier un titre parmi les 14 présents sur cet album. Mais quand bien même l’exercice serait obligatoire, disons que le génial YOU’RE SO STRANGE, TRASH CITY ou encore GENERATION EXPRESS seraient probablement à citer au-dessus du lot tout en oubliant pas la sublime reprise de MRS ROBINSON (Simon & Garfunkel) retravaillée avec brio.

Au final qu’avons-nous là : un « must have » de cette période un peu bizarre où tout était en train de se chambouler. Le succès ne sera cependant pas vraiment au rendez-vous et malgré quelques passages sur MTV ce NO RULES ne sera suivi que par un EP officiel « FIELD TRIP » et un album jamais sorti « CENTER OF TENSION ». Bref, ce morceau d’histoire se devait d’être sur Sleaze This City.

Tracklist :

1. Don’t Need Rules
2. Mrs. Robinson
3. You’re So Strange
4. Trash City
5. Hard Time
6. Big Western Sky
7. Generation Express
8. Soul Shaker
9. Tangerine Man
10. Lost
11. Velvet Crush
12. Rattlesnake Eyes (Strawberry Jam)
13. Romeo Blues
14. Fade Dunaway instrumental

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