BANGALORE CHOIR : On Target

BangaloreChoir
Origine : USA
Date de sortie : 1992
Label : Giant Records
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Arrivé trop tard ? Vu le succès d’estime auquel a eu droit BANGALORE CHOIR à la sortie de ON TARGET, son premier album en 1992, on est en droit de le penser. Formé en 1991 par l’ex remplaçant de UDO au sein d’Accept, DAVID REECE, et par les guitaristes de Razor Maid, CURT MITCHELL et JOHN KIRK d’un côté, et rapidement rejoint par les Hericane Alice IAN MAYO et JACKIE RAMOS, voilà pour les présentations.

Produit par Max Norman, qui a entre autre collaboré avec Ozzy, Savatage, Lizzy Borden ou encore Lynch Mob, ON TARGET débarque donc dans les bacs pas franchement à la meilleure période pour ce style de Rock n’Roll. Très racé dans une production communément entendue chez tous les groupes de Hard US de l’époque, il se distingue toutefois de la foule par un le niveau intrinsèque des titres qui sont tout bonnement excellent. Mais bien que le niveau des zicos soit largement au rendez-vous, force est de constater que ce qui saute immédiatement aux oreilles une fois l’album enclenché dans le lecteur CD, c’est la puissance et la présence vocale de REECE. Autant nombre de fans étaient critiques quant à son boulot avec Accept (le groupe lui-même aussi, vu comment ils l’ont viré), autant dans ce style Hard US, le gaillard se trouve à 200% dans son élément. Et que dire de ces solos ciselés au millimètre près.

Car des titres tels que ANGEL IN BLACK, LOADED GUNSLIPPIN’ AWAY, IF THE GOOD DIE YOUNG, DOIN’ THE DANCE ou le très Whitesnake ALL OR NOTHIN’ sont à inscrire indiscutablement au panthéon de ce style musicale. Non pas qu’ils réinventent la poudre, loin de là, mais aussi bien la qualité des compos (et pour cause, on en parle plus loin), la prestance des zicos, et la qualité du mix en font des exemples proches de la perfection. Et c’est en cela que ON TARGET possède indiscutablement ce petit truc qui fait que ce n’est pas un album lambda parmi tant d’autres et bel et bien un gâchis manifeste qui nous confirme le propos initial de cette chronique, arrivé trop tard pour un méga succès largement mérité.

D’un point de vue des compos donc, quand on sait s’entourer, on parvient à de bien belles choses. Ainsi, Jon Bon Jovi & Aldo Nova y sont allés de leurs pa-pattes de même que Steve Plunkett, afin « d’offrir » à BANGALORE CHOIR de quoi marquer les esprits avec un album au sans faute absolue.

Au final, BANGALORE CHOIR fait partie de ces groupes « canada dry », c’est-à-dire qui font pchitt dès l’ouverture avec la sacro-saint phrase « un album et puis s’en va ». Ce qui est presque vrai pour BANGALORE CHOIR puisqu’il faudra attendre un retour de REECE et MITCHELL en 2010 avec le pas mauvais du tout CADENCE.

Encore un bien bel exemple que trop de groupes ont été engloutis par la masse de toute cette production indigeste de 89-92 qui, à force de surdose de la part des maisons de disques, ont fait que des BANGALORE CHOIR n’aient pas eu le retentissement médiatique auquel ils aspiraient. Mais l’histoire ne se refait pas.

BangaloreChoir

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