DANGER DANGER : S/T

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Origine : USA
Date de sortie : 1989
Label : Epic
Coup de Coeur :
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Dans les années 80 penser à New York et à la côte Est revient grosso modo à nommer Kiss, Twisted, Anthrax, Nuclear Assault ou encore Overkill mais difficile de s’imaginer du Hard Us façon Hair Metal poindre le nez en plein Queens en 1987. Et pourtant, comme quoi rien n’est impossible, c’est cette année là que Bruno Ravel & Steve West formèrent DANGER DANGER (initialement Hotshot). Après quelques ajustement de line up et le recrutement au chant de Ted Poley, D2 (pour les intimes) n’hésita pas à balancer un album qui fera date puisque encore cité de nos jours comme une pépite absolue du genre et ce, pourtant aux antipodes de Los Angeles et de ses faux semblants.

Aidé de main de maitre sur ce nouvel album par le guitariste de Saraya, Tony « Bruno » Rey c’est avec Andy Timmons que le groupe fera un long chemin. Sorti en 1989, l’album DANGER DANGER est un condensé de tubes massivement acclamé qui se hissera à la 88 places des Charts US et vera le groupe cartonner avec le single BANG BANG ou encore NAUGHTY NAUGHTY. Emmenés de main de maitre par une maîtrise parfaite de la mélodie, les titres de cet albums s’enchainent et se dévorent telle une lettre à la poste.

Bien qu’officiant dans un style Hard Us très typé, D2 a ce son et ce petit truc qui fait la différence par rapport à la multitude de groupes de Los Angeles qui pullulent sur le Strip.  DON’T WALK AWAY, SATURDAY NITE, ROCK AMERICA ou encore FEELS LIKE LOVE donnent un aperçu de ce son très typé qui sera la marque de fabrique du groupe plus encore sur l’album qui suivra SCREW IT. Et ce petit truc en plus on le doit notamment à la voix exceptionnelle de Ted Poley qui domine de la tête et des épaules chacun des titres sans jamais sourciller ni même faillir. Et d’ailleurs les bootlegs de l’époque démontrent, comme si cela était nécessaire, les facultés déconcertantes du petit gaillard. Appuyés par une base rythmique redoutablement exécutée par Ravel et West, les solos de Rey et de Timmons n’en sont que meilleurs.

Au final qu’avons-nous là entre les mains ? Ni plus ni moins qu’un des meilleurs albums du genre toute période confondue. Son successeur SCREW IT, quand bien même ne cartonnera pas autant que ce 1er album, enfoncera le clou avec des titres tout aussi ravageur. Mais ceci est une autre histoire qu’il faudra suivre dans une prochaine chronique.

Et un concert intégral, Live in Kawasaki 90

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