GIANT : Last Of The Runaways

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Origine : USA
Date de sortie : 1989
Label : A&M
Coup de Coeur :
Chronique par :
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Si le Rock mélodique était un arbre et qu’on y mettrait un coup de tatane dedans, il tomberait tellement de groupes qu’il serait impossible d’en discerner un plutôt qu’un autre. Car dans ce domaine du Rock n’Roll où des zicos en mal d’amour viennent chanter leurs mésaventures il y a toujours eu plus de prétendants que de places. Mais, surtout et heureusement, il y a eu GIANT et son album LAST OF THE RUNAWAYS. Et c’est de ce dernier dont il s’agit. 

Formé par les frères HUFF, Dan à la guitare et au chant, David à la Batterie en 1987 à Nashville (Tennessee), par Alan Pasqua aux claviers et Mike Brignardello à la basse, GIANT ne tarde pas à balancer une véritable bombe sur la scène Hard FM avec ce premier album LAST OF THE RUNAWAYS. Fort de la voix exceptionnelle et du jeu de guitare de Dan, GIANT accumule les morceaux cultes sur cet album. Et c’est peu de le dire puisque les 4 premiers titres marquent d’un point de caractère redoutable tout le talent du groupe et une nouvelle fois de Dan Huff qui inonde l’image sonore de son talent. Jugez plutôt, I’M A BELIEVER, le très Cock Robin INNOCENT DAYS, I CAN’T GET CLOSE ENOUGH et forcément, forcément la monstre de ballade I’LL SEE YOU IN MY DREAMS, titre qui cartonnera dans les « charts » de l’époque et écrit par Pasqua & Mark Spiro qui vint prêter main forte au groupe histoire de participer à la légende.

Forcément lorsqu’un album commence de la sorte on se dit que le reste peu paraître un peu fade mais c’est baisser un peu trop vite la garde face à GIANT puisque c’est bien simple sur cet album il n’y a strictement rien à jeter. Pèle mêle on peut citer les excellents SHAKE ME UP, IT TAKES TWO et son refrain de dingue, ou encore THE BIG PITCH qui clôture d’une bien belle manière un album hors du commun.

Inutile de dire que lors de sa sortie les quelques fanatiques qui ont pu se procurer un des rares exemplaires déboulés chez « jukebox Montpar. » n’en ont pas cru leurs oreilles et se rappellent encore de l’électro-choc, votre serviteur en faisait partie. Mélodies, qualités de jeu, facilité déconcertante à balancer du tube en veux-tu en voilà et, cerise sur le gâteau, une prod « haut du panier » (produit par Terry Thomas en l’occurence qui a travaillé avec Foreigner, Bad Co, …) qui donne à cet album un son, une ampleur tout bonnement intemporelle qui rayonne encore de nos jours où le tout un chacun n’aspire qu’à recevoir un son compressé par des basses surdimensionnées.

S’il fallait trouver un adjectif à GIANT il serait tout simplement, Géant. Car pour un premier album, sortir une telle qualité, c’est du rarement vu dans un style où les monstres sacrés du genre avaient déjà tout écrit, ou presque.

Si vous ne connaissez pas ou n’avez pas cet album, pas de honte à avoir il se trouve sur Internet à des prix tout à fait correct. Mais il est indispensable que vous vous le procuriez. Et pour ceux qui le possèdent depuis toujours, ou presque, vous comprenez aisément le propos de cette chronique, Géant comme GIANT.

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« I’m a Believer » (Dann Huff, David Huff, Alan Pasqua, Mark Spiro, Phil Naish) – 5:45
« Innocent Days » (Dann Huff, Spiro) – 5:15
« I Can’t Get Close Enough » (Dann Huff, Spiro) – 6:06
« I’ll See You in My Dreams » (Pasqua, Spiro) – 4:46
« No Way Out » (Dann Huff, Terry Thomas, Pasqua, David Huff) – 4:04
« Shake Me Up » (Dann Huff, Pasqua, Mike Brignardello, Thomas) – 4:16
« It Takes Two » (Pasqua, Spiro) – 4:59
« Stranger to Me » (Dann Huff, Brignardello, Thomas) – 5:56
« Hold Back the Night » (Dann Huff, Spiro, Pasqua) – 4:11
« Love Welcome Home » (Dann Huff, Spiro, Naish) – 4:51
« The Big Pitch » (Dann Huff, Thomas, Pasqua) – 5:07

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