AC/DC : Blow Up Your Video

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Origine : AUSTRALIE
Date de sortie : 1988
Label : Atlantic Records
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Quand AC/DC sort BLOW UP YOUR VIDEO au début de l’année 1988, le groupe souffre cruellement d’une baisse de régime depuis le début de la décennie. Suite au décès de BON SCOTT, l’arrivé de BRIAN JOHNSON, et la sortie du classique BACK IN BLACK (1980), AC/DC enchaîne les albums moyens voire décevants. Sans tomber dans l’ennuie le plus total, les australiens ont sortis trois albums studio sans saveur, la palme revenant à un FLY ON THE WALL (1985) à la production qui sonne très datée aujourd’hui (la fameuse réverb des années 1980).

Après la compilation WHO MADE WHO (1986), qui avait permis à AC/DC de vendre un peu plus de palettes que pour FLICK OF THE SWITCH (1983) et FLY ON THE WALL, les australiens s’enferment à l’automne 1987 dans le studio Miraval, situé dans le Sud de la France. Aux manettes, on retrouve HARRY VANDA et GEORGE YOUNG, l’équipe gagnante de l’époque BON SCOTT, qui avait déjà produits les deux inédits de WHO MADE WHO. AC/DC, après plusieurs échecs commerciaux, sent qu’il faut remonter la pente, revenir à un son moins cliché, tâcher de rester dans l’ère du temps tout en gardant l’authenticité et la sincérité qui les caractérisaient.

Aux premiers abords, d’un point de vue visuel, la pochette représentant ANGUS explosant un écran de télé, reste l’une des plus belles réussites du groupe à ce niveau. Complètement ancré dans son époque, AC/DC joue le jeu de l’ère MTV à coup de clips vidéo très réussis pour promouvoir l’album. Le premier single, HEATSEEKER, un brulot incroyable avec une partie de rythmique étonnante de MALCOLM YOUNG, remet les pendules à l’heure : AC/DC est de retour, et veut reconquérir le Monde. La production est soignée, et même si l’on retrouve encore un peu de reverb (80’s oblige…), on est loin du quasi-amateurisme auditif de FLY ON THE WALL. THAT’S THE WAY I WANNA ROCK N ROLL, deuxième single de l’album, reste l’un des meilleurs titres/clips des australiens. Un morceau à la fois rageur et emprunt des racines Blues de leur musique. Le clip d’ailleurs est assez délirant et permet de propulser AC/DC de nouveau sur le devant de la scène.

Ce qui fait la force, ou la faiblesse c’est selon, de cet album, c’est son hétérogénéité. En effet, on retrouve certes des brûlots comme les deux singles, mais aussi des morceaux plus lourds, comme MEANSTREAK ou GO ZONE, sans doute pas les morceaux les plus inspirés de l’album. Malgré ces quelques ratés, nos kangourous proposent des choses différentes, comme NICK OF TIME, un des morceaux les plus sous-estimés de leur carrière. Un morceau à la fois mélodique, entrainant, bien construit. Mais la palme d’or revient quand même à TWO’S UP, le genre de morceau injustement oublié. Mélodie imparable, solo de tapping, un BRIAN JOHNSON un peu plus sensible qu’à l’accoutumé. Sans doute la masterpiece de ce disque. A noter d’ailleurs que ce sera la dernière fois que BRIAN JOHNSON participera à l’écriture des morceaux, laissant (ou devant laisser) cela uniquement aux frères YOUNG pour les albums suivants.

Avec BLOW UP YOUR VIDEO, AC/DC retrouve une légitimité, et entame petit à petit son retour au sommet de la scène Hard Rock. Même si le triomphe sera pour l’album suivant, cet album permet de retrouver un succès commercial plus atteint depuis FOR THOSE ABOUT TO ROCK (1981), se classant numéro 2 au Royaume Unis, et numéro 12 aux USA, devenant disque de Platine.  Une franche réussite, qui montre que les dinosaures en ont encore sous le pied. Ce sera la dernière participation de SIMON WRIGHT chez AC/DC, ce dernier préférant rejoindre RONNIE JAMES DIO, son rêve de gosse…

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