Def Leppard : High N’ Dry

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Origine : ANGLETERRE
Date de sortie : 1981
Label : Vertigo
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DEF LEPPARD… Un groupe qui a révolutionné ma vie de fan de musique, et qui explique en grande partie ma présence ici.
Back in 2004… Votre serviteur a 11 ans, il zappe sur feu TPS et tombe sur une pub pour la programmation de « Hysteria : The Story Of Def Leppard ». Il me semblait bien avoir déjà entendu parler vendre de ce groupe par ma famille proche. Fébrilement, je me pose pour regarder ce film, qui a tout changé. Bon, certes, nous ne sommes pas là pour parler Cinéma, mais vous comprendrez le parallèle avec cet album rapidement.

Nous sommes en 1981. DEF LEPPARD a déjà sorti ON THROUGH THE NIGHT, son premier album, qui lui permettra de faire la première partie d’AC/DC sur une partie de leur BACK IN BLACK WORLD TOUR. Outre l’aspect publicitaire non négligeable de cette tournée, DEF LEPPARD rencontre surtout durant ce laps de temps un homme qui va changer la vision de leur musique, leur son, leur histoire. ROBERT JOHN « MUTT » LANGE. Producteur de renom, ayant déjà collaboré avec les plus grands (AC/DC, FOREIGNER, BOOMTOWN RATS), LANGE propose à DEF LEP’ de produire son deuxième album, HIGH N DRY, qui déboule dans les bacs à l’été 1981.

Le moins que l’on puisse dire, c’est que l’évolution est fulgurante. Merci MUTT certes, mais on sent clairement sur cet album, l’envie viscéral de conquérir le Monde chez ces jeunes hommes (RICK ALLEN n’a toujours que 17 ans durant l’enregistrement du disque). Fini ici le Hard Rock plutôt mal produit et peu original (même si le premier album reste globalement bon), DEF LEP’ présente un HIGH N’ DRY à la production détonante, aux compositions léchées, travaillées, même si on est encore loin de la perfection de PYROMANIA et d’HYSTERIA.

Tout d’abord, il y a cette pochette. Enigmatique à souhait. Un plongeur qui tombe à pic dans une piscine. Prémonitoire pour le groupe ? Se sentent-ils déjà prêts à faire le grand saut, à se lâcher corps et âme pour leur musique ? Quoi qu’il en soit, c’est sans doute l’une des pochettes les plus intéressantes de la période Hard 80’s, et une des raisons pour lesquelles le vinyle restera mon format de prédilection.

Pourquoi faisais-je référence à ce film tout à l’heure ? D’une, parce qu’il est assez génial, et de deux car on retrouve la fine équipe en studio, avec un MUTT LANGE qui les pousse à bout pour l’enregistrement de BRINGIN’ ON THE HEARTBREAK, une des meilleures Power Ballad jamais composée. On sent ici le travail incroyable d’un JOE ELLIOT qui se surpasse, des mélodies à la fois simples et magnifiques. STEVE CLARK, guitariste soliste de son état, fait démonstration de son talent, mais aussi de sa modestie en composant le seul instrumental de l’histoire du groupe, SWITCH 625, un exemple de feeling musical.

L’album regorge de hits en puissance : LET IT GO qui ouvre l’album avec son riff en plomb, HIGH N DRY et les chœurs caractéristiques de la patte MUTT LANGE, LADY STRANGE, YOU GOT ME RUNNIN’ et le génial MIRROR, MIRROR, petite leçon de puissance Hard Mélodique sauce DEF LEP’/MUTT LANGE. On peut remarquer un parallèle intéressant avec AC/DC. Grâce à l’arrivé de MUTT LANGE, DEF LEPPARD va devenir de plus en plus un phénomène, un groupe sur qui il faudra compter pour le futur. HIGH N DRY atteindra la 26ème place des Charts en Angleterre, et la 38ème aux Etats Unis. Pas mal pour un « petit » groupe de la banlieue industrielle de SHEFFIELD.

Aujourd’hui, HIGH N DRY est souvent cité comme une référence. Il l’est, assurément. A mon humble avis, c’est l’album de DEF LEPPARD le plus homogène, le moins cliché, et donc le plus facile d’accès. A la fois plus intéressant que son prédécesseur au niveau des compositions et de la production, et beaucoup plus sincère et direct que ces deux successeurs, HIGH N DRY reste un chef d’œuvre comme peu ont réussis à pondre.

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