RAISMES FEST 2015 : Le LiveReport

affiche2015
Date : 11/09/2015
Salle : Chateau Princesse Arenberg
Affluence : 1000
Coup de Coeur :
Chronique :
Olivier
1

L’édition 2015 du RAISMES FEST n’a pas dérogé à la règle : convivialité et éclectisme. De ses ingrédients qui en font son succès. Sleaze This City était présent en ce lieu Rock n’Roll et bien que le temps n’ait pas été de la partie, la vigueur et la conviction de notre photo reporter sur place y étaient  et Olivier (alias PIXM@NIAC) a assuré le taff d’une bien belle manière. 

Vendredi 11 Septembre :

17h15, les portes du parc du CHATEAU DE LA PRINCESSE D’ARENBERG s’ouvrent aux premiers festivaliers. 18h, THE VOICE de RAISMES entame fièrement l’introduction à la 17ème édition du festival puis, soudain… plus de jus !
Qui a fait taire la Voix ?!! Une maudite boîte électrique dont les caprices auront retardé de plus d’une heure le coup d’envoi des festivités !

Qu’importe, les festivaliers font preuve de patience (à la buvette) et Dame Météo se veut clémente.

L’énigme enfin élucidée, c’est à X-RATED qu’incombe la tâche d’ouvrir le bal.
Malgré son Hard Rock aux diverses influences, le trio ne semble pas trouver l’adhésion de tous avec une prestation scénique (bien qu’appliquée) un léger statique.
Il est à noter que les Nordistes ont pour l’occasion mis les petits plats dans les grands en soignant leur image scénique. Outre le maquillage auparavant existant, ils apportent quelques bonus visuels : ce superbe pied de micro sculpté et La Faucheuse fort bien personnifiée. X-RATED, affaire à suivre.

X-RATED :

Son expérience scénique faisant (entre autres gigs avec EVERGREY ou JON OLIVA’S PAIN) , MAX PIE réussira à réchauffer l’ambiance avec son PROGRESSIVE POWER METAL. Le quatuor est là pour présenter avec la plus grande énergie son nouvel album « ODD MEMORIES » et, nul doute, convaincre au final. Chose avérée par un public réceptif à l’équipe de TONY CARLINO.

MAX PIE :

Les fondations du RAISMES FEST 2015 enfin posées, il reste à ériger la structure et la consolider. C’est ce que s’apprête à faire ELDORADO en enfonçant le clou.
Ce deuxième passage des espagnols à RAISMES réchauffera plus encore les cœurs avec son HARD ROCK moderne et pourtant fortement influencé par le son des 70′s. Le vintage séduit et ELDORADO en maîtrise parfaitement les composants.

ELDORADO : 

Les FREAK KITCHEN sont eux aussi de retour au RAISMES FEST. Est-il nécessaire à CHRISTER ÖRTEFORS de porter encore casque lourd et gilet pare-balle sur scène ? Qu’il se rassure, le public est tout à sa cause et ne fera preuve d’aucune hostilité ! La joie de retrouver FREAK KITCHEN live se porte sur tous les visages. Le public ne peut qu’apprécier encore et toujours le talent de MATTIAS « IA » EKLUNDH à la six cordes et également l’humour dont il déborde.
Les standards et les hits ambiants se suivent et déjà l’heure et demi du show est quasi écoulée. La joie et le sourire de l’assistance restent toutefois maintenus lorsque les trois musiciens échangent leurs postes et instruments pour interpréter avec fun et en dernier lieu MY NEW HAIRCUT.

FREAK KITCHEN :


On en voudrait encore mais il faut en garder pour demain…

Samedi 12 Septembre :

Dans le Nord, les jours se succèdent et Dame Météo sait faire en sorte qu’ils ne se ressemblent pas… Dès 13 h, elle a invité Dame Pluie bien que cette dernière ait été loin d’être désirée. A défaut de T-shirts et lunettes de soleil, ponchos et parapluies seront donc imposés au dress code. Enrico ne chantait-il pas si bien voilà quelques décennies : « Les gens du Nord ont dans le cœur le soleil qu’ils n’ont pas dehors » ?

Et si pour le coup, ce soleil dans le cœur nous était apporté sur la MAINSTAGE par les parisiens de DEADLINE ? En effet, leur HARD US lorgnedu de la Californie. Le chant nous amène à penser à un certain Axl et les mélodies ne peuvent que nous entrainer à battre la mesure du pied sans même y songer. Un instant fraîcheur du festival… Dommage que la pluie n’a de cesse de tomber et qu’une grande partie du public reste à l’abri (près de la buvette…).

DEADLINE : 

Trente cinq minutes plus tard, c’est vers l’autre côté du Parc de la Princesse qu’il faut se retourner. BLACK JUJU INC ouvre la SCENE DECOUVERTES et perpétue la danse de la pluie avec son METAL COLD WAVE. C’est DOOM, lourd gras et sombre. On peut penser ente autres à PRONG.

BLACK JUJU INC :


Aurons-nous enfin droit à un soleil austral sur la scène principale ? C’est tout comme avec… KING OF THE NORTH ! Bluffant ! Ils nous démontrent par A+D (ANDREW + DANNY) qu’on est un groupe dès 2. En effet, le duo emplit largement la MAINSTAGE par sa prestation GUITARE-CHANT/BATTERIE plus que convaincante ! Un ROCK STONER à frustrer bassistes ou autres guitaristes rythmiques…

KING OF THE NORTH :


TROUBLE IN THE MACHINE est le titre de l’album de MR X sorti deux jours avant le RAISMES FEST et lorsque le trio investit la SCENE DECOUVERTES, la pluie persiste. Ceci n’est pourtant pas une cause à effet. Bien au contraire car la machine est bien rodée grâce à ses concerts réguliers offrant un ROCK BLUESY et PSYCHE teinté 70′s. Il est impératif de les voir plus longuement en live pour mieux apprécier leur sonorité. Une demi heure n’est après tout que composée de trente minutes…

MR X :


C’est du lourd (sans mauvais jeu de mot) qui se pointe sur la scène principale : NITROGODS (constitué de deux ex-PRIMAL FEAR : HENRY WOLTER et KLAUS SPERLING) !
Le Royaume de sa Majesté a poour sujet MOTÖRHEAD ; l’Allemagne… NITROGODS. Et OIMEL LARCHER (chant/basse) d’annoncer : « On dit que nous sonnons comme MOTÖRHEAD, je me demande pourquoi ».
Le HARD ROCK’N’ROLL selon la recette de LEMMY fait toujours mouche.

NITROGODS : 

STONER ROCK encore à l’honneur (et made in Pas-de-Calais) sur la petite scène avec ONE EYE DOLLAR. Direct et efficace sans autre surprise.

ONE EYE DOLLAR : 

De jeunes talents foulent ensuite le plancher principal : THE VINTAGE CARAVAN. Du bon CLASSIC ROCK venu d’Islande qui incite à remuer. La relève est bien assurée ; ces « p’tits jeunes » sont au taquet !

THE VINTAGE CARAVAN :

Direction Belfort via la SCENE DECOUVERTES avec 58 SHOTS au CLASSIC HARD ROCK des plus convaincants. Jusqu’ici, l’un des meilleurs sets de cette scène avec MR X. A voir !

58 SHOTS : 

Les Bretons ont des chapeaux ronds mais aussi un guitar hero en la personne de PAT O’MAY. Rien de plus doux et d’attrayant que l’univers musical qu’il prend plaisir à partager au travers de compositions PROG ROCK CELTIQUE. Ces influences nous mèneront également en Irlande avec ce superbe WISKY IN THE JAR – grand classique du regretté THIN LIZZY – et OVER THE HILLS AND FAR AWAY du feu GARY MOORE.

Dans l’attente de BONAFIDE, la deuxième scène offre une palette de HARD ROCK/PUNK/GLAM par les TOYS IN THE FOREST qui ne semblent pas passionner les foules.

TOYS IN THE FOREST :


Le niveau monte encore d’un cran sur la MAINSTAGE avec l’arrivée des suédois de BONAFIDE. Ces derniers font partie de la famille HARD ROCK fort bien représentée par d’arrières grands oncles australiens qui fonctionnent au courant alternatif voire même continu. Le public est plus que conquis. Cerise sur le gâteau SPIKE, le leader des QUIREBOYS, s’invitera sur la scène pour souhaiter à PONTUS SNIBB (guitare/chant) le meilleur des anniversaires (40 ans). Que dire ? Authentique !

BONAFIDE : 

L’entame de la soirée est des plus plaisantes malgré cette satanée pluie qui s’amplifie à l’arrivée de WIZZÖ.
Les rangs sont hélas vite désertés par les festivaliers qui préfèrent leurs pieds au sec. Les quelques acharnés restés face à la SCENE DECOUVERTES ne le regretterons pas. Devant eux cinq jeunots sont prêts à épuiser toute leur énergie. Pas un mètre carré de la scène ne reste inexploité par le band. L’espace ne semblant pas lui suffire, JUST JIM (chant) vient à rejoindre le public. Cinq Rockers en roue libre !
Le show de WIZZÖ restera certainement la troisième meilleure prestation sur la SCENE DECOUVERTES. Leur maîtrise de la scène s’est aussi forgée en ouverture de certains NASHVILLE PUSSY ou autres CRUCIFIED BARBARA. Seul bémol, JUST JIM hurle trop pendant les pauses…

WIZZÖ : 

Et la pluie cesse enfin. « It’s time to party » !

THE QUIREBOYS investissent les lieux. L’accueil du public est chaleureux et SPIKE saura bien le lui rendre en offrant un set ROCK’N’ROLL des plus classieux. 25 ans après la sortie de l’album A BIT OF WHAT YOU FANCY, nous constaterons que les nombreux extraits proposés ce soir n’ont pas pris une ride. La musique des QUIREBOYS reste décidemment intemporelle. L’un des vifs succès du festival !

THE QUIREBOYS : 

L’heure H approche…

Le compte à rebours se déclenche au son de BACKTRACK LANE. Tiens ? Qui est derrière le micro ? PHIL LYNOTT après un régime ? Que nenni. La ressemblance s’arrête là. BACKTRACK LANE serait censé fédérer toutes les générations de festivaliers selon le programme distribué par l’organisation. Les avis restent partagés.

BACKTRACK LANE : 

Des détonations et BANG ! GOTTHARD s’élance pour le grand final.
La bonne réputation de GOTTHARD n’est plus à faire tant il apporte régulièrement des albums de qualité et son public suit tête baissée. C’est gagné d’avance (comme à chaque fois). NIC MAEDER est un bon front man comme l’était le regretté STEVE LEE. Tout sourire, il communique généreusement avec la foule compacte. LEO LEONI se déchaîne et occupe intensément et inlassablement l’espace avec ses collègues.
Quelques fans sont invités à venir partager les chœurs de STARLIGHT et le public entre inévitablement en communion. Les hits tels ANYTIME ANYWHERE, LIFT U UP et le célèbre standard HUSH touchent leur cible. Une fois de plus… BANG !

GOTTHARD : 

Voilà qui conclut avec classe cette belle édition 2015 du RAISMES FEST.

Aucune reproduction partielle ou totale et/ou utilisation des photographies sans l’accord préalable du photographe PIXM@NIAC et du webzine Sleaze This City (©2015 Sleaze This City)

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