HARDCORE SUPERSTAR : Entretien avec Jocke

2014-10-24_544a146481833_HardcoreSuperstar_Glue.jpg

Une affiche monstre MICHAEL MONROE et HARDCORE SUPERSTAR en co Headliners, Sleaze This City ne pouvait passer à côté et nous en avons profité pour rencontrer le très charismatique et sympathique JOCKE, frontman absolu du groupe suédois. Et croyez-nous, le gars est bien lucide sur pas mal de chose. 

Propos recueillis par Alain Blanville.

C’est réglé comme du papier à musique, environ tous les six mois/un an, HARDCORE SUPERSTAR  pond un nouvel opus et en profite pour repartir sur les routes. Une régularité mécanique qu’explique d’emblée Jocke Berg : « Même si je déteste par dessus tout enregistrer des albums, pour partir en tournée, on est bien obligé ». Un franc-parler bienvenu à une époque où le discours des groupes est souvent formaté, voire mielleux.

HCSS1

Dans une industrie toujours sur le déclin, les groupes assurent leurs arrières et évitent de prendre des risques avec la presse. Compréhensible, mais frustrant. HARDCORE SUPERSTAR n’est pas de ce bois-là. Fondé il y a près de vingt ans, le gang suédois aura passé le plus clair de son temps sur la route, à ramoner son sleaze gouailleur devant un public de plus en plus nombreux, et de plus en plus fidèle. Et, détail qui à son importance : d’âges aussi divers que variés. Car si Hardcore Superstar existe depuis si longtemps, c’est à eux que l’on doit le renouveau du sleaze, ce glam mâtiné de metal et arrosé de punk. Un succès qui surprend quelque peu le vocaliste, visiblement touché d’avoir pu inspirer des jeunes âmes à fonder les multitudes de groupes qui pullulent aujourd’hui sur la scène européenne. « C’est assez surréaliste de se dire que l’on peut être l’inspiration de quelqu’un. Nous, nos idoles étaient Mötley Crüe, Slayer… on ne se voit pas franchement sur le même plan qu’eux ! »

HCSS3

Pourtant, pour toute une génération de kids, HARDCORE SUPERSTAR a bel et bien été la porte d’entrée dans l’univers festif et décadent du glam. Une décadence qui, semble-t-il, est plus un souvenir pour Jocke : « Nous sommes en tournée pratiquement tout le temps, nous ne voyons quasiment pas nos familles, c’est très dur… mais on ne peut pas se permettre de faire la bringue tous les jours, il faut un régime plutôt sain pour enquiller autant de dates et toujours être au top. ». Le ton du dernier opus du groupe s’en ressent d’ailleurs, moins festif et plus sombre, éloigné des hymnes à la fête que l’on connaît à la bande. « Cet album traite de la mort d’un proche, donc forcément, il est moins fun que ce que l’on a l’habitude de composer. Il fallait vraiment que nous sortions cet album de notre système, comme un catharsis. Le prochain reviendra au fondamentaux et sera plus léger dans l’esprit, pas d’inquiétudes ! »
C’est sur ces engageantes paroles que l’on quitte l’animal afin d’aller piller le frigo à bière de Michael Monroe en attendant le début des hostilités…

Et c’est là que le bât blesse : après un set rock’n’roll et blindé d’énergie de la part du légendaire frontman de HANOÏ ROCKS, le set de HARDCORE SUPERSTAR, pourtant toujours excellent paraît plutôt mollasson. On peine à s’enthousiasmer devant une setlist qui pourtant aligne les tubes. La mécanique habituellement si parfaitement huilée du groupe semble s’être enrayée. Peut-être était-il casse-gueule de passer après un showman aussi réputé que Michael Monroe, ou peut-être tout simplement qu’à force de venir tous les trois jours défendre des albums assez inégaux, véritables prétextes pour partir en tournée, HARDCORE SUPERSTAR finit par lasser.

Si tel est le cas, la solution est simple : la diète !

HCSS2

SETLIST VAUREAL16 Octobre 2015
Sadistic Girls
Guestlist
Touch The Sky
Medicate Me
Bully
Wild Boys
Dreamin’ in a Casket
Into Debauchery
Here Comes That Sick Bitch
Don’t Mean Shit

Encore:
Hateful
Moonshine
Last Call for Alcohol
We Don’t Celebrate Sundays
Above the Law

2015-07-22_55af53bcf379a_HCSS_MONROE.jpg

Source de la news

Sleaze It :
Style :