THUNDERMOTHER : Entretien avec les miss suédoises

thundermother album

Posant ses valises à l’Empreinte de Savigny-le-Temple, dans le cadre d’une mini tournée avec D.A.D, les bretteuses suédoises de THUNDERMOTHER ont la verve aussi affûtée que leurs riffs, et c’est un réel plaisir de discuter à bâtons rompus avec un groupe honnête et sans concession.

Propos recueillis par Alain Blanville et photos concerts par Alain Boucly

Fondé en 2010 par Filippa Nässil et Giorgia Cateri (une guitariste italienne qui vivait alors en Suède), les cinq ont mis du temps à se trouver : « Ce n’est pas jamais facile de trouver les bonnes personnes pour faire un groupe, celles qui ont la même intention, les mêmes buts. C’est déjà difficile avec des groupes mixtes, mais quand on est un all-girl band, c’est encore plus dur ! »

Surtout quand il s’agit d’un groupe professionnel : ce n’est pas une vie facile à mener, mais une vie rude. « Cette vie nous a beaucoup coûté à toutes. Que ce soit nos carrières, notre vie de famille, certaines relations… nous avons payé le prix du rock’n’roll, mais nous ne le regrettons en aucun cas ! ». Et le public non plus, tant le quintette propose un hard rock efficace, direct et sans concession, propice à un headbanging de qualité. « Nous composons quand nous pouvons : nous avons tous des jobs quand nous ne sommes pas en tournée, donc il est difficile de prendre deux mois en studio pour écrire et enregistrer nos albums ! Et puis quand nous rentrons de tournée, notre priorité va à nos familles, à nos amis… C’est important de pouvoir reprendre une vie normale, dormir dans un vrai lit et voir des sédentaires ! » Heureusement, cette tournée avec D.A.D aura été plutôt courte (une dizaine de dates), et pour rester en forme, rien de mieux que de faire son jogging. « Ça peut paraître antithétique de faire du rock’n’roll et du sport, mais pour donner les meilleurs concerts possibles, il vaut mieux ne pas avoir la gueule de bois tous les matins ! »

Thundermother3Photo (c) facebook du groupe

L’ambiance détendue dans les loges est rassurante, et c’est donc un peu gêné que l’on pose la question fatidique, celle que l’on n’a pas envie de poser, mais qui paraît obligatoire… « Ce que ça fait d’être un groupe de filles dans un univers majoritairement masculin! »

Oui… « On ne se voit pas comme un groupe de filles, mais comme un groupe de rock. On se prend certes toujours des réflexions, mais généralement les gens qui nous voient en concert comprennent que l’on n’est pas des tendres et que ce n’est pas ce qu’on a entre les jambes qui donne la capacité de faire du rock’n’roll, mais ce que l’on fait de nos instruments! »

ThunderMother1Photo (c) facebook du groupe

Un discours on ne peut plus juste, et qui sera corroboré par leur prestation live : une demie-heure de folie furieuse, de riffs ramonés dans la grande cathédrale électrique, une ode majestueuse aux grands du rock’n’roll qui laisse le public essoré, ravi, conquis. Seul bémol : on aurait aimé en avoir plus.
Bientôt en headline, peut-être ?

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