EUROPE : L’Olympia (Paris)

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Date : 15/11/2016
Salle : L'Olympia
Affluence : 1500
Coup de Coeur :
Chronique :
CHERRY
1

C’est une tâche difficile d’ouvrir pour Europe que se propose de remplir Tax The Heat. Ce sont des british plutôt rock’n’roll qui auront arraché des applaudissements au public, des étonnements marqués dus à la tessiture impressionnante du chanteur, Alex Veale (qui évoque l’honneur pour le groupe que de jouer dans une salle aussi mythique que l’Olympia), mais sans plus. Aucune idée, ce n’est pas la qualité qui manque, on bouge tous dans notre coin au rythme de leur groove certain, mais le public est peut-être trop impatient pour donner une chance au quatuor. Après avoir joué une dizaine de titres, c’est la fin de la première partie.

Il est de ces groupes qui ont encore la possibilité de vous proposer un voyage dans le temps. Et vous acceptez avec plaisir.

2016-1986, certains ont probablement embarqué pour un voyage dans leur propre passé en entrant à l’Olympia le 15 novembre dernier. En revanche, d’autres spectateurs semblent trop jeunes pour être dans ce cas. Peu importe, il s’agit assurément d’un public de profils variés. Des ados, des costards, des cheveux gris : tout s’y mêle. Avant le début du show, les premiers rangs s’agitent déjà, c’est l’essentiel.

Quand Europe entre sur scène, ils sont dans l’ombre dans un premier temps. C’est sûrement pour renforcer une sorte de contraste avec la ferveur du public qui n’avait besoin que de quelques notes pour se mettre en route brusquement. Par la suite grands écrans, visuel dynamique ou tantôt hypnotisant et joli décor virtuel servent à être sûr de qui on parle : le groupe a son identité et sait montrer qu’il est toujours là, même si les permanentes blondes platine ont été remplacées par de plus sages brushings.

Europe 3

Dans un premier mouvement le concert s’axe autour de War Of Kings (2015). On peut alors notamment apprécier pendant cette période un solo de clavier, et avoir un peu de Joey Tempest à la guitare. C’est plutôt chouette en live, c’est sûr, mais l’attente du public et bien palpable. Soudain, une rupture a lieu, les suédois sortent de scène, les écrans affichent quelques phrases mystérieuses et défilent les pochettes des albums du groupe. À l’envers. Jusqu’à… The Final Countdown. On comprend alors direct le titre de la tournée ! Ou plutôt, on comprend que c’est l’heure ! Le frontman du groupe l’avait bien annoncé d’emblée, qu’ils nous emmèneraient ailleurs, qu’ils nous donneraient « something special tonight ».

Certains peuvent trouver ça facile, mais quoi de mieux pour fêter l’anniversaire de leur spectaculaire opus (leur plus gros succès commercial) que de régaler le public avec ses plus gros hits ? Alors là, si vous êtes sur la même longueur d’onde que moi, et donc enthousiastes, vous êtes servis. Boum ! Quel enchaînement que The Final Countdown (on remercie Mic Michaeli au synthé pour l’air dans la tête pendant des heures après ça), puis Rock The Night, ça saute partout, ça crie, on s’y croirait. Joey Tempest s’adonne à sa discipline fétiche, soit réaliser des figures de twirling bâton avec son pied de micro. Ne tentez en aucun cas de reproduire cela chez vous, s’il vous plaît. John Norum impressionne, pas besoin d’un jeu de lumières flamboyantes ou d’une chorégraphie scénique impossible pour mettre en valeur ses solos : le type en impose, sobrement. Même la petite Carrie réussit à transporter avec facilité toute l’assemblée : des adeptes de karaokés à ceux qui ont fréquenté la chaîne YouTube du groupe (deux générations, vous me suivez ?), le refrain résonne drôlement bien, et ça fait sourire Joey. Sur Cherokee, les écrans géants proposent un voyage à travers les terres arides des canyons américains ; je suis peut-être la seule à m’être sentie toute petite à cet instant. Étonnement, les gars d’Europe ne sont pas du tout imperméables aux réactions en face d’eux, non seulement Joey prend le temps de chercher le contact visuel dans les premiers rangs, mais même Ian Haugland semble nous contempler un peu derrière ses caisses, et ses lunettes de soleil. Le (presque) point final de ce long et bon concert sera Love Chaser, je remarque autour de moi plusieurs fans qui chantent tête levée, les yeux clos, c’est une vision épique. « Presque », car le decrescendo de ce dernier titre est coupé court par une reprise de The Final Countdown. C’est une sorte de bouquet final efficace, pas besoin de sortir de scène et revenir théâtralement pour envoyer la sauce une dernière fois, finalement. Le groupe se réunit en ligne et salue traditionnellement. Avant de s’éteindre les écrans affichent un gros « Thank You », et on leur retourne la formule !

Concert raconté et photos prises par Cherry

SETLIST


- Vidéo d’introduction -
1. Hole In My Pocket
2. The Second Day
3. Praise You
4. Nothin’ To Ya
5. California 405
6. Angels (With Broken Hearts)
7. Days Of Rock’N’Roll
8. Children Of The Mind
9. Rainbow Bridge
10. Vasastan
11. Light It Up
12. War Of Kings

- Vidéo d’interlude -

13. The Final Countdown
14. Rock The Night
15. Carrie
16. Danger On The Track
17. Ninja
18. Cherokee
19. Time Has Come
20. Heart Of Stone
21. On The Loose
22. Love Chaser (et reprise de The Final Countdown)

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