KISSIN’ DYNAMITE : Backstage By The Mill (Paris)

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Date : 05/11/2016
Salle : Backstage By The Mill
Affluence : 200
Coup de Coeur :
Chronique :
CHERRY
1

Nous sommes juste à côté du Moulin Rouge, au cœur d’un des quartiers emblématiques de la rive droite. Ce samedi 5 novembre, il suffit de jeter un coup d’œil à la page Facebook de Kissin’ Dynamite pour comprendre que ça leur fait plaisir d’être à Paris. Une petite photo sympathique des frères Braun devant le Sacré Cœur annonce leur date parisienne : c’est bien ce soir que ça se passe, rendez-vous au Backstage By The Mill.

Au moment d’entrer dans la salle, quelques personnes patientent déjà devant les portes, alors que dans un premier temps les suisses de Maxxwell sont prévus dans une demi-heure. Presque deux ans jour pour jour après le dernier passage de Kissin’ Dynamite à Paris, il me semble que ce constat assure la présence d’un public au moins aussi nombreux qu’alors.

Les musiciens qui ouvrent les hostilités sont d’emblée très sympathiques : Maxwell tente d’interagir en suisse-allemand, puis en français, et quelques groupes de spectateurs répondent gaiment au chanteur Gilbi Meledez. Ils nous offrent quelques titres, que le public ne maîtrise pas bien globalement, mais qui commencent à réchauffer la salle. « Queen Of The Night » semble plaire aux parisiens. C’est cependant déjà la dernière, puisque Maxxwell quitte ensuite les planches et propose à tous de se retrouver plus tard autour d’une bière au stand de merch (qui propose notamment leur dernier EP, « XX »).

SETLIST DE MAXXWELL :

1. Heads Or Tails
2. Slapshot
3. Man Of Steel
4. No Pain No Gain
5. Independent
6. Nothing Changes My Mind
7. Trails Of Hate
8. Fuck It!
9. Queen Of The Night

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KISSIN’DYNAMITE

Pendant les (longues ? non non, pas du tout) minutes qui nous séparent de l’arrivée de la tête d’affiche sur scène, la salle se remplit davantage. Non pas jusqu’à être complète toutefois, mais il est facile de ressentir l’enthousiasme des fans qui se sont déplacés pour applaudir les allemands. Depuis le petit perchoir à côté de la scène où se trouvent les photographes, j’aperçois  au premier rang une jeune femme qui s’amuse avec un ours en peluche vêtu d’un t-shirt Kissin Dynamite (j’essaie d’attirer son attention pour qu’elle me le prête, en vain).

Soudain, noir complet sur scène. Notre attention est attirée à nouveau, et des néons colorés en forme du logo de Kissin’ Dynamite clignotent rageusement. Steffen (basse), Jim (guitare), Andi (batterie) et Ande (guitare) se placent sur scène et se figent : l’intro démarre. Pour ceux qui ont été motivés par le dernier album du quintet pour venir le voir, aucune déception : le morceau-titre « Generation Goodbye » est le premier de la setlist. Le public s’anime lors de l’arrivée de Hannes, qui débarque presque en sautillant. La scène reste obscure jusqu’au refrain, qui vient enfin faire exploser l’étincelle d’énergie à laquelle on s’attendait pour ce titre en live. L’audience réagit, les paroles sont connues, on sent avec plaisir que les musiciens s’éclatent déjà.

Hannes s’adresse beaucoup au public : son français est limité mais ça n’en réduit en aucun cas la gentillesse de son intention, il remercie beaucoup et déconne tout autant. Effectivement, quand on observe les images de la tournée de Kissin’ Dynamite, le Backstage n’est sûrement pas la plus grosse salle qu’ils aient faite, mais ce n’est pas ce qui compte : il y a un vrai échange entre les enthousiastes et le groupe.

C’est l’heure de « DNA », un des morceaux phares de l’album Megalomania (2014). « It’s in our DNA, this is our DNA, another round, another pleasure every night and day », ça bouge, les guitares sont plutôt folles et ce titre remporte l’adhésion des derniers timides du public. Vraiment, il est clair que ce soir, ce n’est pas le nombre mais bien l’union qui fait la force. Retour à Generation Goodbye, « Highlight Zone » poursuit la setlist. J’avais anticipé plusieurs titres ayant la potentialité de déboiter en live, mais je ne m’attendais pas à celui-ci, surprise donc. Au contraire la puissance de la ballade « If Clocks Were Running Backwards » séduit comme prévu. Au milieu de tout ce pot-pourri, Hannes s’exprime sur le choix de « She Came, She Saw » : on sait que le groupe utilise pas mal les réseaux sociaux pour communiquer avec ses fans, et cette chanson a fait l’objet d’une requête massive, apparemment. Le riff lourd de la chute du refrain corrobore une atmosphère un peu différente du reste, plus conquérante et épique. Bon choix, les fans ! On valide.

Autre surprise, juste après « Operation Supernova » (autre coup de cœur pour ma part, représentante des « vieux » titres), les garçons désertent la scène et on y installe un piano droit au style vintage avec des lampes-bougies. Un petit medley de Hannes seul derrière le clavier, rapidement rejoint par Ande à la guitare acoustique, puis par tout le reste de la bande, donne lieu à une autre variation émotionnelle du concert. Le public sort briquet, flashs de smartphones, et cela participe à une ambiance pour le moins intimiste. C’est vraiment sympa, un petit public dans une petite salle, en fait.

Plus tard, Hannes nous dit qu’il est heureux et surpris de ne pas voir tant de gens focalisés sur leurs smartphones ce soir, comme il peut être le cas pendant bon nombre de concerts et festivals (petit rappel à la discussion que Sleaze This City avait eue avec lui lors de notre interview en août). Tiens, les fans du premier rang ont compris très vite qu’il s’agit de son amorce dans le sujet de « Hashtag Your Life ». Voilà un autre moment particulièrement énergique, mais en observant la foule, je ressens une toute petite déception car je m’attendais à un peu plus de folie, de sauts en l’air, de pogoooos , mais non. Pas grave.

Le show semble s’achever de manière avortée sur « Ticket To Paradise », on aura bien droit à un petit rappel ? C’est Andi qui réapparait sur scène, il stimule le public en levant les bras pour réclamer plus de cris. « Six Feet Under » s’en suit, avec le retour de la guitare acoustique d’Ande. Le ton joueur et dansant correspond bien à la connivence qu’on peut palper entre les gars du groupe. Il n’est pas rare de voir Jim et Ande interagir, ou toutes les guitares se balancer en ligne en rythme avec le morceau.

Dernier sursaut notable, Hannes disparaît brièvement pour revêtir une cape de monarque et attraper son sceptre royal avec lequel il nargue le public : de quoi planter simplement et efficacement le décor de « I Will Be King ».

Deux heures de concert sont alors clôturées par « Flying Colours », le groupe est en nage, le public joyeux, certains silencieux (la fatigue ?). Les cinq compères réalisent alors la marque de fabrique de la fin de leurs concerts pour nous : tels des champions de gymnastique, ils forment une figure de pyramide humaine debout au sommet de laquelle se hisse Hannes (il faut savoir que le pauvre diable s’était déjà blessé au pied en début de tournée, cela ne le dissuade pas). Remerciements chaleureux, photos de groupe dos au public, et les voilà qui remballent, et sont actifs pour prêter main forte à leurs roadies.

En somme, Generation Goodbye marche bien en live. C’est une bombe atomique dans la progression du groupe, qu’on espère de retour prochainement (peut-être en festival, qui sait ?). On file les attendre près du tour bus, histoire de les féliciter !

SETLIST DE KISSIN’ DYNAMITE

Intro

1. Generation Goodbye
2. Money, Sex and Power
3. DNA
4. Highlight Zone
5. Running Free
6. Love Me, Hate Me
7. If Clocks Were Running Backwards
8. She’s A Killer
9. Deadly
10. She Came, She Saw
11. Somebody To Hate
12. Operation Supernova
13. Piano Medley
14. Supersonic Killer
15. Sex Is War
16. Hashtag Your Life
17. Steel Of Swabia
18. Ticket To Paradise

Rappel :

19. Six Feet Under
20. I Will Be King
21. Flying Colours

Concert raconté et photo prises par CHERRY ; merci beaucoup à Replica et à l’organisation du concert.

 

 

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