AIRBOURNE : Le trianon Paris

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Date : 02/12/2016
Salle : Le Trianon
Affluence : 1000
Coup de Coeur :
Chronique :
Cherry
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Airbourne (+ Leogun) au Trianon le 2 décembre 2016 par CHERRY

C’est l’heure de se rendre dans notre magnifique Trianon parisien (je me demande toujours quel effet ça fait aux groupes de jouer dans ce petit temple du divertissement rouge et or), car Airbourne s’apprête à y mener son deuxième round en deux jours. Nous sommes le 2 décembre, il fait froid, et c’est tout ce dont on a besoin.

En premier lieu, il convient de causer de la première partie. Franchement, pas trop trop mal ! C’est une découverte pour certains d’entre nous qui ne sommes pas familiers avec Leogun. Ce sont trois mecs de Londres, avec un bon groove, un côté très bluesy et une assise bien rock’n’roll. Le déroulement de leur set est correct, la qualité du son est saluée (il faudra aller checker d’une autre oreille chez soi, nous pensâmes) mais si une partie du public est chaleureuse et accueillante à l’égard des anglais, les autres ne font qu’attendre. Bref. Et qu’est-ce qu’on attend, déjà ?

« Running Wild », qu’ils disaient, c’est ça ?

Peu importe combien de fois le rocker a vu Airbourne en concert ou en festival, le rocker y retourne avec plaisir. En effet, c’est comme ça que l’on découvre les abords du Trianon, ce chouette soir d’hiver : « Ah, je me souviens, au Hellfest… », « T’étais là, en 2013 ? », c’est drôle. Sur Sleaze This City, on vous avait déjà un tout petit peu parlé de Breakin’ Outta Hell (automne 2016) et des bribes de cet album avaient pu être découvertes lors du festival Alcatraz (Belgique). Autant vous dire qu’on a hâte d’entendre le reste.

Certains (que je ne qualifierai pas ici) vous diront qu’Airbourne c’est une très longue chanson, ou un très long album (pour les plus gentils), mais alors là, nous ne sommes pas de cet avis. Du tout. Déjà, parce qu’on est capable de ressentir un petit manque de certains titres dans la setlist. Forcément, on pourrait les laisser jouer des heures si on pouvait, en vérité. Mais peu importe, ce sentiment d’incomplétude ne fait surface qu’à la fin du show, car pendant plus d’une grosse heure, les titres s’enchaînent sans nous laisser penser à autre chose.

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Si vous ne connaissez pas la scénographie d’Airbourne, on aime dire qu’il n’y en a, en fait, pas trop besoin. Voici quelques rampes de lumière, le son tantôt accessoirisé d’une sirène, des canon qui expulsent de l’air, mais c’est tout. Le gros du spectacle se passe bien sûr sur les planches, où le survoltage est maître mot. Dès l’ouverture par Ready To Rock, Joel O’Keeffe est difficile à suivre du regard. Quelle énergie. Le frontman sait capter l’attention, et les fans connaissent certains des tours de passe-passe qu’il mobilise pour ce faire : le monsieur s’éclate comme à chaque concert une cannette de bière sur la tête, va jouer un solo dans le public, tout simplement. C’est à cette occasion que l’on reconnaît les novices, qui murmurent alors « Mais il est fou ! ». Ah, ah, si vous saviez. Le reste de la formation sert évidemment également cette impression (par exemple le frangin à la batterie), car toute la puissance et l’agressivité des titres font sautiller la foule. Beaucoup. Il y a définitivement une belle connivence entre le groupe et leurs fans, pas un seul temps mort ne survient pour dire le contraire. Tout le public semble être sauvagement bercé par une mélodie contagieuse, à l’accoutumée.

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Pour ce qui est du nouvel album des australiens, il nous est sommairement présenté. Dans la setlist, on peut reconnaître évidemment Breakin’ Outta Hell, mais aussi Rivalry puis It’s All For Rock N’ Roll. Juste de quoi nous déployer en miniature la palette plutôt variée que renferme l’opus. On aurait bien aimé ajouter à leur show un ou deux titres supplémentaires de No Guts No Glory ou bien de Black Dog Barking ; j’aurais bien vu un petit Back In The Game ou encore White Line Fever, quelque chose du genre. Mais qu’importe, le but n’est pas non plus d’achever les spectateurs. Quoique, la plupart en aurait grandement toléré un peu plus. Le concert prend fin sur un bon gros Runnin’ Wild qui dure et qui dure, le public se déchaîne inlassablement sur le refrain, et dans les escaliers pour aller aux vestiaires, on apprécie de l’avoir frais dans la tête pour le scander encore un bout.

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En somme, ce qui fait très plaisir en allant voir Airbourne et qui laisse un large smile longtemps après le concert, c’est qu’on comprend en une douzaine de titres que leur but ultime est de faire perdurer le rock’n’roll. Ils peuvent nous faire confiance, nous sommes tous là pour leur filer un coup de main dans cette besogne, pas vrai ?

Concert raconté et photos prises par Cherry, en remerciant chaleureusement l’organisation du concert.

Setlist d’Airbourne :
Ready To Rock
Too Much, Too Young, Too Fast
Chewin’ The Fat
Rivalry
Girls In Black
It’s All For Rock n’ Roll
Down On You
Breakin’ Outta Hell
No Way But The Hard Way
Stand Up For Rock n’ Roll

Rappel :
Live It Up
Runnin’ Wild

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