GUNS N’ROSES : APPETITE FOR DESTRUCTION, 30 ans, l’album d’une vie

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C’était le 21 Juillet 1987, un album venu « presque » d’une autre planète débarquait dans les bacs. Cet album c’est APPETITE FOR DESTRUCTION des GUNS N’ROSES. Considéré par beaucoup comme l’un des plus grands albums de l’histoire du Rock, force est de constater qu’il ne laisse personne indifférent… Retour sur la première écoute de cet album il y a 30 ans… 

30 ans ! Autant dire qu’il a accompagné la vie de pas mal d’entre nous et un petit retour en arrière s’impose histoire de décrire le ressenti de ceux qui comme moi on eut la chance d’en obtenir une copie avant qu’il ne soit diffusé en France dans les réseaux de l’époque.

C’était début Août, ou quelque chose comme cela, chez un fameux magasin de disque de Montparnasse plutôt spécialisé en deux choses : les imports et … des prix abusés (mais bon on a pas une Ferrari au prix d’une Deudeuche !). Plutôt enclin à y passer régulièrement je lorgnais sur cet album des GUNS N’ROSES puisque j’avais eu la chance (privilège?) qu’un pote en vacances à L.A. me rapporte une copie de l’Ep 4 titres sorti en 1986, LIVE ?!*@ LIKE A SUICIDE et avoir succombé à cette furie barbare. Du bouche à oreille d’époque, de potes en potes, de zicos en zicos, on s’était passé le mot et quelques-uns d’entre nous avaient ouï dire que venait de sortir le 1er album du groupe. Bon comme souvent à l’époque, il y avait un décalage entre les sorties US et les sorties chez nous mais, justement, le genre de magasin dont il est question nous permettait d’avoir obtenu le 1er Poison, le 1er Faster Pussycat et le 1er L.A. Guns bien avant d’arriver dans les bacs à Fnac.!

La sacro-sainte question d’usage « T’as quoi comme nouveauté » ? Et là, voilà que le plus beau jour de ma vie musicale s’écrit par magie. « Il y a ça » me répond le lascar. Tout d’abord HYSTERIA des DEF LEPPARD (on en reparle début Août) et … APPETITE FOR DESTRUCTION des GUNS N’ROSES. Cette pochette (et quelle pochette !!!) je l’ai tenu dans mes mains tel un jouet qu’on a demandé depuis des années et qui vient enfin de vous être offert. Une fois mon porte-feuille vidé je n’ai pas demandé mon reste et foncé dans ma piaule histoire avec pour mot d’ordre : NE PAS DERANGER !

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En fait, c’est moi qui vais déranger tout le monde avec le bordel que je vais foutre jusque pas d’heure car comment réagir autrement à l’écoute de cette intro magique de WELCOME TO THE JUNGLE, enchaîner direct sur IT’S SO EASY, halluciner sur NIGHTRAIN et resté scotché sur PARADISE CITY et mettre un certain temps pour retourner la galette (ouai c’était du vinyle à l’époque hein?). Bon sang de face A !!! De mémoire de gamin, je n’avais pas pris une telle baffe dans ma jeune vie musicale et pourtant j’en avais entendu des trucs de barges, des tops albums, des moments de génies. Mais là, il y avait ce truc en plus, cet état d’urgence, ce machin imparable et inexplicable qu’on adhère direct à ce qu’on prend en pleine poire. Pas la peine d’esquiver, le coup est violent et va se poursuivre sur la Face B !

« Your daddy works in Porno … » déboule tel un doigt pointé sur ta trogne par un mec qui couine au possible et là encore un titre idéalement situé pour imposer , là encore, une intro vindicative et ultra fédératrice. Les guitares sonnent, le soliste est loin d’être mauvais (sic!) et la batterie impose un rythme franchement pas commun et plutôt bordélique en fait sans pour autant rendre le truc inaudible. Une étude approfondie et des centaines de passages sur la platine me feront comprendre l’ensemble et l’homogénéité de dingue qu’APPETITE possède.

THINK ABOUT YOU et SWEET CHILD O’ MINE, YOU’RE CRAZY… je vais être honnête, il me faudra du temps pour succomber à SWEET CHILD car étant donné les uppercuts que je me prenais titre après titre je devenais limite maso à en redemander encore et encore, et dans ces conditions le mid tempo de SWEET CHILD ne m’atteignait pas plus que cela. M’enfin quelques jours plus tard, je le passais en boucle grâce notamment à une certaine miss (bah oui!).

Retour au bonheur avec ANYTHING GOES et coup fatal porté par un groupe de 5 tarés, mené de main de maître par un rouquin dévergondé, ROCKET QUEEN. Ce titre, bon sang ce titre !!! Je crois bien que c’est le 1er de l’album que j’ai écouté plusieurs fois d’affilé. Je ne sais pas, il a un truc ce morceau que je n’arrive toujours pas à expliquer 30 ans plus tard. C’est d’ailleurs peut-être cela l’essence même d’un grand morceau, les plus grands titres Rock sont basés sur un truc qu’on imaginerait même pas tant c’est simple ou si conventionnel non ? 12 titres, 53 et quelques minutes de bonheur, rien à jeter, une authenticité rare où l’attitude transpire à plein nez et où le voyage ne vous rapporte pas de belles images mais bel et bien une réalité crue, addictive, dérangeante. Le titre ne ment pas sur la marchandise, APPETITE FOR DESTRUCTION.

Quand on a 17 balais et qu’on se retrouve à écouter un album pareil, autant dire que cela vous marque et en ce qui me concerne, à vie. Il ne se passe pas un seul jour sans qu’un de ces 12 titres ne vienne m’accompagner dans mes pensées et pourtant, je n’ai pas besoin d’écouter APPETITE toutes les 5 minutes, il peut d’ailleurs se passer des mois sans qu’il ne tourne dans mon lecteur à dire vrai.

Forgé à coup de GUNS N’ROSES ? Sans vouloir étaler sur la place public plus que je ne le devrais, ce que je peux juste dire c’est que sans cet album, sans cette voix, et sans … tout le reste au final, ce chemin emprunté n’aurait pas été le même puisque à l’inverse de cette auto destruction annoncée par 5 mecs vivants dans l’urgence absolue, les mots d’AXL auront eu sur moi l’effet d’une leçon de morale d’un grand frère, amorçant  un recadrage sévère sur les 3 ans qui suivirent APPETITE. 

APPETITE FOR DESTRUCTION, l’album d’une vie !

Propos par CYCY

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LINE UP de gauche à droite

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