GUNS N’ROSES : Stade De France (Paris)

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Date : 07/07/2017
Salle : STADE DE FRANCE
Affluence : 70000
Coup de Coeur :
Chronique :
CyCy
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Tout part d’une phrase potache entre potes il y a quelques années au sortir du set des GUNS N’ROSES à Bercy, ou comme certains l’appelaient à l’époque le AXL N’ROSES. On se disait que la lune atterrirait avant que les GUNS se remettent ensemble, notons qu’on parlait d’AXL, de DUFF et de SLASH, exit les autres. Légitime, d’autant plus que ça s’étripait sévère entre le mec au bandana et celui au haut de forme. Presque dix ans plus tard, lorsque certaines rumeurs ont commencées à pointer le bout du nez, là on a commencé à se dire « mouai, ça pue l’arnaque ». Vendredi dernier, Stade De France, 24 ans plus tard, nous étions 70 000 à contempler l’impensable, AXL, DUFF et SLASH côte à côte. Mesdames et Messieurs, GUNS N’ Fuckin’ ROSES !!!

Tout débute dans une enceinte pas franchement pleine et après un passage vraiment rapide par la porte G, nous voilà tranquillement affalé à la console son. Non pas qu’il n’y avait plus de place mais histoire d’avoir une vue d’ensemble et un son pas trop dégueu, c’est bien là qu’il faut être dans ce genre d’endroit et comme il fait une chaleur à crever et que c’est à l’ombre, que demande le peuple ?  De potes en potes, à croire que tout mon mur facebook (ou presque) est présent ici même, de discussions en discussions, voilà TYPER BRYANT & THE SHAKEDOWN qui débarque sur scène.

Autant dire que compte tenu la tension immense de votre serviteur quant à l’événement de ce soir c’est avec difficulté que j’arrive à capter « vaguement » l’essentiel du set des américains. Sincèrement pas le genre d’endroit propice à une bonne découverte scénique du quatuor. Si bien que le Rock n’Roll à tendance bluesy 70’s qui n’est pas sans rappeler un poil les Black Crowes,  passe d’avantage pour une musique d’ambiance que pour un concert en bonne et due forme. M’enfin force est de constater que les titres du dernier album en date, THE WAYSIDE, sonnent plutôt pas mal en live et qu’ils donnent méchamment envie d’aller profiter du groupe dès qu’ils repasseront, seuls, en France.

Compte tenu du fait que GUNS N’ROSES a annoncé qu’ils démarreraient plus tôt leur set, le timing est chamboulé et très vite les écossais de BIFFY CLYRO déboulent sur scène avec leur Rock Alternatif.  Plutôt Mainstream le groupe attire à lui seul quelques fans assidus qui n’hésitent pas à se « montrer », regardant à droite et à gauche si des gens les regardent danser … étrange ? Allez comprendre, m’enfin un couple bien lourdingue nous distrait tellement que là encore allez donc vous concentrer sur ce que balance le groupe. Mais vous savez, face à un événement pareil, le mieux aurait été de laisser tourner la sono plutôt que de donner en pâture des groupes qui, bien que volontaires, n’auront que de timides applaudissements de principes.

En résumé, BIFFY sur scène c’est bien m’enfin … GUNS N’ROSES est là dans ¾ d’heure, alors est-ce que le reste en ce soir du 7 Juillet 2017, au Stade De France, a de l’importance pour les 69998 personnes (on enlève le couple de poseurs) ? Franchement non, on le sent la tension est palpable.

J’ai dû regarder 30 fois l’heure en ½ heure et lorsqu’à 20h00 les coups de flingue commencent à se faire entendre je n’en menait déjà plus large.

Quand tout à coup «  blah blah blah » gueule le mec en intro « GUNS … N … ROSES »

C’est difficile de décrire le ressenti d’une libération, d’une attente de plus de 25 ans, mais quand le groupe entame IT’S SO EASY toute la pression retombe d’un coup, là devant moi, devant nous, AXL, DUFF et SLASH , sur la même scène « non pas possible, c’est un rêve j’y crois pas !!! ». Bah si mon gars, va falloir t’y faire t’es parti pour 3h20 de concert avec ces 3 là ainsi que FORTUS, FERRER, REED et REESE bien évidemment. Et pas le temps de récupérer des ses émotions que déjà tous les doigts d’honneurs se lèvent en même temps que celui d’AXL, « FUCK OFF !!! »

GNRMerci à CHERRY pour cette photo

On avait peur car pendant les premières parties, le stade sonnait vraiment vide mais un rapide coup d’œil me montre que ça arrive d’un peu partout, tout à coup. BROWNSTONE enchaine dans la même pagaille, montrant qu’AXL démarre son set et que la voix n’est pas encore bien chaude, elle deviendra carrément meilleur 20-30 minutes plus tard et d’ailleurs, un AXL qui court de partout, en chantant, bref comme avant quoi.

CHINESE DEMOCRACY, qui en live passe comme une lettre à la poste et un SLASH et DUFF dans leur élément, vous savez, comme des poissons dans l’eau quoi. Et cette sensation étrange de retrouver un groupe 25 ans plus tard, là où on l’avait quitté. Dingue !

« YOU KNOW WHERE YOU ARE ? » Et le public répond unanime, en force, puissamment et passionnément. Que ce titre est magique en live car il décrit à lui seul GUNS N’ROSES, celui-là. FORTUS, que tant de crétins dénigrent à longueur de blah blah, bah désolé hein, il offre un sacré pendant tech/feeling à SLASH.  Et c’est sur DOUBLE TALKING JIVE qu’on retrouve notre AXL de derrière les fagots lorsque ce dernier stop net le set pour calmer les ardeurs du public des premiers rangs. Idem sur BETTER quand il n’hésite pas à haranguer un lascar qui semblait faire chier le monde, bref du AXL dans le texte, du AXL dans l’attitude, et un AXL qui a une de ces bananes qu’on ne lui connaissait pas par le passé. Vous savez, cet air sévère et hautin qu’il avait avant, bah là … oust, dégagé. Sourires en coin, ptite tape sur l’épaule des musiciens, ça nous change.

Quelle sensation lorsque les notes d’ESTRANGED se font entendre. Autant ce titre est dément sur CD mais alors en live. On passera sur les débuts difficiles d’AXL et on s’attardera sur cette rythmique excellente qui offre un support à SLASH pour faire sonner sa gratte comme lui seul sait le faire.

On pourrait passer en revue tous les titres de la setlist (27 au total) mais ce serait un report de 27 pages (rires).  Aussi on pourra surtout retenir de grands, d’immenses moments, comme YOU COULD BE MINE, THIS IS LOVE , sublime, majestueusement réhaussée par le solo très personnel que SLASH a pondu pour l’occation, CIVIL WAR, le solo de SLASH sur le thème du Parain avant d’attaquer un SWEET CHILD où le stade s’illumine de petite lumière, un ROCKET QUEEN et un MY MICHELLE divins, NOVEMBER RAIN bien sûr, etc … tout sonne tellement dans nos caboches qu’on se rend finalement compte que tant d’années après ces titres qu’on connaît par cœur de chez par cœur sonne toujours actuels et sont capables de nous mettre une bonne baffe en live.

La dédicace à Chris Cornell et le groupe qui interprète BLACK HOLE SUN de Soundgarden avant KNOCKIN’ ON HEAVEN’S DOOR qu’AXL dédie aux victimes des attentats en France depuis 3 ans et un NIGHTRAIN de furieux de chez furieux.

Quelle délire, quelle intensité, que de larmes de bonheur !!! Et ce n’est pas fini car le rappel sonne comme un nectar puisque SORRY et PATIENCE s’enchainent avant la reprise d’AC/DC WHOLE LOTTA ROSIE qui semble faire plus que plaisir à AXL, forcément. Et DON’T CRY dans l’histoire ? Bah voilà, y’en a qui l’attendaient, ils sont servis. Mais on sait que quand elle débarque, souvent ça annonce la fin et c’est après déjà 3h10 de concert que le groupe va foutre le feu une dernière fois avec un PARADISE CITY monstrueux, ca pète ça confétis, ça claque, bref c’est simple comme GUNS N’ROSES !

GNR_SDF

3h20 passées à cette vitesse, jamais je n’avais assisté à un set de cette longueur et imaginait ça comme genre … 1h ! Que c’est passé vite, que je n’ai plus de voix, que je suis … sur un nuage !!! Que le retour à la réalité va être difficile ! rhoooo bon sang, pas simple ça !

Certains diront  que c’était pour le fric cette reformation, qu’AXL a plus de voix, que SLASH joue faut, que ceci, que cela … comment qu’on dit dans IT’S SO EASY ? « FUCK OFF » c’est ça ? Bah mille fois ça en fait !!! Bande d’aigris car à la différence de bien des groupes ce à quoi on a assisté ce vendredi 7 Juillet au Stade De France, c’est à un groupe qui nous a filé un vrai frisson, une énorme dose d’émotions et des paillettes plein les yeux. Et croyez moi, en cette époque de tarés, là où tout part un peu dans le « nawak », c’est bien là l’essentiel ! Le reste, les faussetés, les erreurs, et surtout les aigris … (et je préfère vous passer les détails de ce que j’ai lu).

Bref, c’était GUNS N’Fuckin’ ROSES pour le plus grand bonheur des fans et à voir le visage et les yeux rougis de tant de monde après le concert, j’imagine qu’on était un paquet à attendre ça depuis belle lurette !

SETLIST

It’s So Easy
Mr. Brownstone
Chinese Democracy
Welcome To The Jungle
Double Talkin’ Jive
Better
Estranged
Live And Let Die
Rocket Queen
You Could Be Mine
New Rose (Duff)
This I Love
Civil War
Yesterdays
Coma
Slash guitar solo ‘Theme From The Godfather’
Sweet Child O’ Mine
My Michelle
Wish You Were Here (guitar solo)
Jam Session
November Rain
Black Hole Sun (Soundgarden)
Only Women Bleed
Knockin’ On Heaven’s Door
Nightrain
- Rappel -
Sorry
Band jam
Patience
Whole Lotta Rosie
Don’t Cry
The Seeker (Les Who)
Paradise City

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