HELLFEST : Le gros dossier Report de l’édition 2017 – JOUR 2

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Après une journée du Vendredi riche en évènements et les lumières de ROB ZOMBIE encore plein les yeux, les reporters de choc de Sleaze This City entament une journée des plus chargée, celle où, notamment, on retrouve une multitude de groupes pile-poils dans les cordes de votre zine préféré. Le report JOUR 2, c’est par ici … 

Difficile de se lever puisque la nuit a été courte et on imagine aisément la galère sous tente pour les festivaliers mode camping (n’est-ce pas CHERRY ?). Mais pas le temps de chômer, l’esprit Rock n’Roll nous appel avec un début en fanfare dès 10h30 sur les Mainstages et la Valley. Pour ceux qui n’auraient pas lu le Report de la Journée 1, ça se trouve :

Day 1 : Report du Jour 1 – Vendredi –
Day 2 : Report du Jour 3 – Dimanche -

Une fois n’est pas coutume, histoire de se dégourdir les jambes, nous décidons de grimper du centre ville jusqu’au festival à pied. C’est toujours des plus sympas de croiser les riverains tous sourires et des festivaliers la tête … dans le derche. On croise des festivaliers 3 jours et pas mal de gens venus en famille pour assister à la fête et au show des AEROSMITH ce soir.

 

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Sitôt arrivé sur le site, direction la Valley pour assister au set des Strasbourgeois de LOS DISIDENTES DEL SUCIO MOTEL et leur Rock bien gras pour LADYGIRL et sur la Mainstage pour CYCYJARED JAMES NICHOLS va asséner son Classique Hard Rock teintés de Blues aux nombreux festivaliers déjà présents.

LOS DISIDENTES DEL SUCIO MOTEL – La Valley – Report : LADYGIRL – Photos : CYCY

LOS DISIDENTES … « à la tienne » et leur Rock n’Roll teinté léger de Stoner et de Psy, de bon matin, voilà de quoi préparer une journée riche en décibel. Voilà un groupe excellent et qui va démontrer sur la petite 1/2 heure qui lui est imparti qu’il mérite sa place ici et qu’il est voué à grandir, grandir encore. Posé sur une base bien Rock, les influences sont multiples et n’hésitent pas à piocher du côté Stoner, du Côté Classic Rock et du côté 70′s, preuve en est cette fantastique reprise de WELCOME TO THE MACHINE des PINK FLOYD. Pour une fan de la bande à Waters, j’avoue être conquise, ça fera largement ma journée et une des grosses surprises du festival. A suivre de très près.

JARED JAMES NICHOLS – Mainstage 2 – 10h30 – Report/Photo : CYCY

Arriver sur la Mainstage 2 pour voir le Bluesy Chevelu en provenance directe de des US, à 10h30, en banlieue Nantaise, avouez que cela frôle un épisode d’au delà du réel non ? Et bien sachez que l’on doit être quelques-uns à s’être dit la même chose puisqu’il y a du monde devant la scène pour apprécier la musique que distille le grand blondinet. Bon sang qu’il joue bien le gaillard et … chante plutôt pas mal non plus. Son 1er opus avait conquis nombre d’addict de sons bluesy, nulle doute que le second qui devrait voir le jour cet automne va confirmer la donne. Un set qui passe très (trop? juré je n’ai pas trainé entre les deux scènes) vite et un détail, on ne voit quasi jamais son visage tant sa tignasse et le vent du matin vienne le cacher. Bref, c’était excellent et on espère le revoir dans des conditions peut-être un peu plus intimiste afin d’apprécier les « bends » de malade qu’il balance !

Pas le temps de zoner, le monde arrive déjà en masse devant les Mainstages, dont la 1 avec cette grande avancée dédiée au maitre de cérémonie du jour, STEVEN TYLER. Les places sont déjà prises par des fans ultra courageux qui vont combattre le couple soleil/chaleur pendant quasi 13h.

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THE NEWS ROSES – Mainstage 1 – 11h05 – Report : LADYGIRL – Photos : CYCY

C’est l’habitude, le Samedi est davantage tourné Rock sur les Mainstages et le programme du jour est plutôt alléchant surtout avec la présence des Allemands de THE NEW ROSES. Leur denier album en date (chro ICI) DEAD MAN’S VOICE est excellent et c’est avec une certaine excitation qu’on attendait de les voir sur scène. Bon, avouons-le, est-ce que le groupe est taillé dans le genre big arena ? Non, on aimerait plutôt les voir dans un endroit plus confiné où la symbiose pourrait s’opérer plus facilement. Passé ce léger point de détail, GIMME YOUR LOVE et IT’S A LONG WAY confirme live tout le bien que l’on peut penser de la bande à TIMMY ROUGH, ça joue super bien, c’est super efficace et THE NEW ROSES est définitivement un des très gros espoirs du genre.

Setlist

Thirsty
Gimme Your Love
Whiskey Nightmare
For a While
It’s a Long Way

VERBAL RAZORS – Warzone – 11h05 – Report/Photos : CYCY

Ce Samedi démarre sur les chapeaux de roues puisque à peine shooté THE NEW ROSES sur 1/2 morceau je fonce à la Warzone pour assister au concert des Tourangeaux de VERBAL RAZORS où officie comme bassiste une connaissance tatoueur, le bassiste VINCE (Mémoire d’Encre à Orléans). Le set a débuté quand j’arrive sur la Warzone et déjà c’est une belle pagailleau son du Skatecore/thrash/crossover et vous savez quoi ? Dans ces moments là on oublie la fatigue, ça vous revigore. Sous un soleil qui commence à prendre son envol ça sonne méchant sur scène avec des zicos hypra bien en place et un style qui, vous le savez bien vous qui lisez nos pages, est pile poil dans mes cordes. Efficace, que demander de mieux ? Ah oui, la présence du chanteur de INSANITY ALERT sur une reprise de GANG GREEN (sauf que sur place j’arrivais pas à me souvenir de qui était ALCOOL !).

Setlist

Dendrobate
Killing Snow
The Answer to Everything
Contradiction
This is Not my World
A.C.A.B. (All Cops Are Beautiful
Teenage Threat To The Throat
No Escape
Alcool (Gang Green cover avec en featuring Kevin le chanteur de Insanity Alert)
Fashion way of lies
Plastic Preacher

Les années précédentes il fallait attendre le début d’après midi pour voir foule pareille mais les aménagements proposées par l’organisation cette année vers la cathédrale (l’entrée du Hellfest) a grandement permis aux festivaliers d’arriver dans les temps et ainsi ne plus avoir une queue infernale pour entrer sur le site. Bon Ok, vos serviteurs peinent un peu plus à naviguer dans ce chemin qui mène de la Warzone aux Mainstages mais c’est tout de même plus sympa qu’une place vide. A ce propos pas mal de personnes nous demandent comment nous faisons pour nous rendre aussi vite d’une scène à l’autre. En fait c’est tout un art ; il faut savoir enjamber, bifurquer, zigzaguer et marcher vite, très vite, et ce avec le sourire. Nous avons testé l’an passé lors de la journée Rammstein la mauvaise amabilité d’un public pas vraiment au fait de ce qu’est un festival, notez que cette année, tout est parfait de ce point de vue là, le grand espace sur les Mainstages aidant aussi … forcément, à ne pas se retrouver à naviguer dans une foule compacte.

Sur la Mainstage 2, les anglais de SLYDIGS sont à l’oeuvre.

SLYDIGS – Mainstage 2 – Report : LADYGIRL – Photos : CYCY

Dans la suite logique des THE NEW ROSES mainstage 1, on poursuite la journée Rock avec les très sympathique britaniques de SLYDIGS, venus ici défendre leur dernier méfait en date, HOW ANIMAL ARE YOU ?  Ok ce n’est pas des plus révolutionnaire mais la musique que distille le quartet est suffisamment efficace pour attirer la foule déjà bien conséquente devant les mainstages. Dans un style Modern/Classic/Pop rock, le groupe nous fait passer un bon moment. A suivre

Il fait chaud, il fait beau et les zigotos sont de sortie

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S’il y a bien un groupe attendu par nombre d’entre nous, fans de Rock n’Roll et de Sleaze, c’est bien THE DEAD DAISIES. Forcément quand on sait qui il y a dans le groupe ce n’est que du bonheur.

THE DEAD DAISIES – Mainstage 1 – 12h15 – Report : CHERRY – Photos CYCY

Le soleil est haut, très haut, youpi on va voir The Dead Daisies. La bande à John, Marco, Doug et compagnie avait rassemblé une modeste foule pourtant très électrique au Trabendo en fin d’année, autant vous dire que j’ai hâte de voir ce que le lineup donne en festoche. Et il faut avouer que ça rend pas mal. La grande étendue de pelouse remplie par les spectateurs scande joyeusement l’hymne Make Some Noise, par exemple, tandis que je me faufile pour trouver un spot convenable. Les gars semblent s’amuser sur scène, les applaudissements du public témoignent d’encore plus de ferveur lorsque Brian Tichy s’emballe derrière la batterie pendant quelques minutes.

INSANITY ALERT – Warzone – 12h15 – Report/photos : CYCY

Arriver à la Warzone et trouver devant soit un chanteur avec des pinces de crabes (ou de homard), où voir ça ailleurs qu’au Hellfest ? Admettons, mais alors musicalement ça défouraille à tel point qu’on entre tout de suite dans le jeu. les INSANITY ALERT vous connaissez ? Si ce n’est pas le cas je vous encourage à aller découvrir ce groupe de Thrash/Crossover aux titres courts, rapides, efficace de l’album MOSHBURGER. Un groupe où le chanteur y mets du sien, un groupe où ça claque et où l’influence DRI et de toute cette scène Crossover donne une méchante envie d’enfiler la casquette à l’envers et de sauter les deux pieds d’un coup sur son skate. Que j’aime cette Warzone, décidément, quand bien même c’est sous un nuage de poussière persistant que le groupe enclenche la seconde pour un set d’une durée de 35 minutes blindé d’énergie.

C’est au pas de course qu’il faut se rendre sur la Mainstage 2 pour profiter d’un des événements de ce Samedi avec la présence des ULTRA VOMIT dont le dernier album fait la part belle à la dérision, en tout cas encore plus que d’habitude. Mais sur la Valley il y a aussi MONKEY 3 qui joue aussi l’équipe décide de se scinder, LADYGIRL va suivre MONKEY 3, CYCY sur ULTRA VOMIT. 

MONKEY 3 – La Valley – 12h50 – Report : LADYGIRL – Photos : CYCY

MONKEY 3 fait partie des groupes marqués comme indispensables sur cette édition 2017. Leur Stoner Rock Psyché étant tout à fait à mon goût je parviens à trouver une place stratégique sous cette tente de la Valley blindée comme un oeuf, du fait du nombre de plus en plus conséquents de festivaliers venus envahir l’espace à la recherche de l’ombre salvatrice. Faut dire que dehors ça commence à cogner sévère et qu’à l’heure du déjeuner et de l’apéro, profiter de cet endroit en écoutant du MONKEY 3, y’a pire, carrément ! Qui aime l’impro, l’instrumental, et la zique parfois planante est aux anges tant les suisses, sur scène, sont bougrement efficaces. Un conseil si vous souhaitez plonger dans l’univers atypique des MONKEY 3, ASTRA SYMMETRY, leur dernier album sorti en 2016.

ULTRA VOMIT – Mainstage 2 – 12h50 – Report/Photos : CYCY

Comme beaucoup j’ai succombé direct au single KAMMTAAR aussi j’avais bien noté que les locaux, et oui le groupe est originaire de Nantes, allaient passer sur la Mainstage 2. Je voyais bien le beau bordel que le groupe pourrait mettre en plein Hellfest. Ce que j’imaginais moins c’est une telle foule devant les Mainstage. De mémoire d’ancien (et oui 8ème Hellfest quand même hein ?) je n’avais encore jamais vu ça. Grosse galère pour passer avec le matériel photo une fois shooté le groupe sur l’excellent DARRY COWL CHAMBER. Hilare en traversant la foule pour m’absenter et aller vite fait sur la Valley shooter MONKEY 3 pour le report de LADYGIRL, je constate que tout le monde a une de ces pêches… Il n’y a pas, ULTRA VOMIT devrait être prescrit en cas de grosse déprime. Sur scène, le groupe déconne au possible, LES BONNES MANIERES s’y prêtant. Hormis le fait que j’ai loupé deux titres, je suis de retour pour le dlire CALOJIRA que je matte tranquillement assis devant un des écrans, une pause faisant du bien car il fait chaud, lourd, et la fatigue commence à pointer le bout de son nez. Et ça s’enchaîne, ça déconne à tout va, TAKOYAKI, PIPI VS CACA, WELCOME TO THE JINGLE fédère le public qui répond présent à coup de slam et de bordel dans la fosse, poussière quand tu nous tiens … KAMMTAAR est reçu comme il se doit tout comme EVIER METAL qui vient clore un moment de détente hors du temps et imposer les ULTRA VOMIT comme bête de scène et à voir Nico, Manu, Fabien et Mathieu évoluer comme des poissons dans l’évier, on comprend l’engouement actuel autours du groupe. Le Festival et ses festivaliers leurs ont rendu hommage, c’est bien pour ça qu’on aime le Hellfest non?

Setlist

Looney tunes theme
Fort boyard theme
Darry Cowl Chamber
Les bonnes manières
Un Chien Géant
Mechanical Chiwawa
Calojira
Takoyaki
Boulangerie pâtisserie
La Ch’nille
La Bouillie IV
Pipi VS Caca
Welcome to the Jingle
Je collectionne des canards (vivants)
Kammthaar
Quand j’étais petit
Evier Metal

S’il y a bien une chose à retenir comme leçon sur cette édition 2017 c’est que dans la région quand il fait chaud … il fait chaud ! Une véritable fournaise s’abat sur le Hellfest et quand bien même il y a énormément de monde qui s’étale bien loin devant les Mainstages, nombre de visages commence à montrer des signes de fatigue évidente. Mais le plus drôle c’est de constater le nombre de visages rougis par la surdose de soleil. Un conseil à l’avenir, indice 2000 en crème solaire et casquette/chapeau obligatoire. Mais à chacun sa méthode pour se protéger du soleil.

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La course contre la montre continue puisque à l’autre bout du festival débute le set des Néerlandais de NO TURNING BACK

NO TURNING BACK – Warzone – 13h35 – Report/Photos : CYCY

C’est simple, si vous aimez le bon Hardcore qui tape et décoince, alors vous ne pouvez que plonger dans la philosophie du moment des NO TURNING BACK qui, sur scène, assène à coup de grattes et de grosse présence de leur charismatique et remuant chanteur MARTIJN un des gros uppercut de la journée à l’assistance qui ne va avoir comme mot d’ordre tout du long de la journée de ravager le moindre brin d’herbe encore présent en ce lieu qui porte décidément bien son nom. Le furieux quintette envoie du lourd en puisant dans sa discographie déjà bien étoffée puisque REVENGE IS THE RIGHT, le 1er album du groupe, est sorti il y a 14 ans. Dans un registre qui n’est pas sans rappeler les monstres sacrés de SICK OF IT ALL voir AGNOSTIC FRONT, les NO TURNING BACK impose une technique ultra efficace : balancer du riff et tout baser sur la prestance scénique. Bref, du Hardcore dans la plus pure tradition et qui fait bon vivre.

Au même moment sous la Temple se produit une autre des grosses attractions de cette édition 2017, certes dans un registre bien éloigné de Sleaze This City, IGORRR. Et histoire de voir comment ça se passe sur place, CHERRY est sur le coup.

IGORRR – La Temple – 13h35 – Report : CHERRY

Report à venir !

Foncer… Foncer encore … Foncer toujours… à la limite, voilà la leitmotiv de nombre de festivaliers ET de chroniqueurs/photographes sur cette édition où pour cause d’enchaînements retords, doivent courir d’une scène à l’autre afin de profiter ne serait-ce que de quelques minutes de tel ou tel groupe.

THE TREATMENT – Mainstage 1 – 14h20 – Report/Photos : CYCY

Qu’ils grandissent vite les jeunots de THE TREATMENT et les voir sur une Mainstage devant autant de monde fait plaisir, d’autant qu’on les suit depuis leurs débuts. Fort d’un dernier album à l’épreuve des balles, le sublime GENERATION ME (chronique ICI), le groupe vient démontrer que le Rock n’Roll joué comme ça a encore LARGEMENT sa place au sommet. Avec une setlist concoctée aux petits oignons où l’on retrouve THE DOCTOR, I BLEED ROCK+ROLL, BLOODSUCKER et GENEREATION ME, le public ne pouvait que répondre présent. Sur scène c’est un festival de la part de zicos qui maitrisent ‘achement bien l’espace à l’image de TAGORE  et TAO, les deux gratteux, qui rivalisent de poses bien rock n’roll. Au final un set bien trop court à mon goût mais bon pour une première, le groupe a tout déchiré et à entendre certains commentaires autours de moi c’est convaincu de leur travail accompli que je fonce sur la Warzone assister au set d’un des groupes que j’attends de pieds fermes, ZEKE, laissant ainsi la place à CHERRY pour le report du set des UGLY KID JOE. Oui il y a des choix.

Setlist

Let It Begin
The Doctor
The Devil
I Bleed Rock+Roll
We Are Beautiful
Bloodsucker
Drink, F**k, Fight
Generation Me

Les forces vives de Sleaze This City (en l’occurence LADYGIRL – à droite), se préparent tranquillement pour le set d’UGLY KID JOE et de PRETTY MAIDS dans la foulée.

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ZEKE – Warzone – 15h05 – Report/Photos – CYCY

ZEKE … vous connaissez ? Non ? Je vous encourage à aller écouter ce qu’ils font. Construit sur une base Punk/Hardcore leur musique, finalement, tends bien plus du Rock n’Roll boosté à l’adrénaline qu’autre chose et c’est donc bien naturel que de suivre le set de ce groupe originaire de Seattle. Et bien m’en a pris car déjà sur disque ça claque mais alors sur scène c’est amplifié fois mille ! Drivé par les deux charismatiques BLIND MARKY FELCHTONE (chant/guitare) et KURT KOLFELT (basse), le groupe envoi du lourd avec son rock n’roll speedé qui n’est pas sans rappeler un Motörhead au sommet de sa forme. Bien évidemment le public répond présent et c’est dans un nuage de poussière infâme que votre serviteur fini sa session photo et va se poser sur le côté pour profiter d’un set riche en binaire.

UGLY KID JOE – Mainstage 1 – Report : CHERRY

La faute à une conférence de presse, que je vais aussi vous raconter ne vous inquiétiez pas, j’ai manqué un bout du set de Ugly Kid Joe, mais vu le nombre de bras tendus vers le ciel qu’on pouvait apercevoir à l’approche de la Mainstage 01, je crois pouvoir m’avancer, faire confiance aux gens en mauvaise reporter en retard que je suis, et assurer que les attentes ont été atteintes. J’ai même entendu un gamin demander à son père « C’est quoi le nom de ce groupe, déjà ? », et je me suis dit que celui-ci aura un tas de trucs à découvrir en rentrant chez lui après le festival.

Setlist

Intro
Neighbor
Milkman’s Son
Panhandlin’ Prince
Ace of Spades (Motörhead cover)
Cat’s in the Cradle (Harry Chapin cover)
Funky Fresh Country Club
No One Survives
Everything About You

Le public a chaud, très chaud même. Aussi quoi de mieux qu’une petite « saucée » ? Un grand merci aux Challengers qui encore cette année ont tenu de mains de maîtres l’espace en garantissant aussi bien la sécurité du public que la notre dans le pit photo.

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PRETTY MAIDS – Mainstage 2 – Report : CHERRY

Juste après, on enchaîne en rejoignant la scène voisine pour écouter Pretty Maids. Les danois viennent de remplacer leur claviériste par Chris Laney, que je m’apprête à rencontrer pour une petite interview plus tard dans la journée. Le groupe a sorti son dernier album Kingmaker l’année dernière, qui renferme toute une réflexion sur l’humanité et le pouvoir. Voyons s’ils peuvent atteindre les foules du Hellfest. Justement, le titre issus de l’album éponyme ne se fait pas attendre, juste après une tonique ouverture sur Mother Of All Lies. Je n’ai pas pu m’empêcher de sauter de joie sur les premières notes de Rodeo, qui vient des souvenirs 80s de la palette du groupe. Il faut dire qu’avec une carrière et une endurance pareille, ce genre de formation transmet une myriade d’atmosphères en concert.

 

CHELSEA GRIN – Altar – 16h00 – Report/Photos : CYCY

Il y a des expériences qui méritent d’être vécues et j’avais décidé il y a quelques temps déjà que j’assisterais à un set de pur Deathcore féroce. On m’avait conseillé les CHELSEA GRIN et ça tombe bien puisqu’ils sont à l’affiche sur l’Altar en ce jour. Déjà, ça m’a permis de venir poser mon séant 10 mn à l’ombre, de boire un coup, de manger un Burger Vegan, et surtout de prendre une grosse dose de son féroce dans la trogne. Comment dire … euh …. oui, enfin il en faut pour tout le monde non ? Plus sérieusement, ça joue super bien, ca growl vraiment beaucoup et les mecs sont bien en place dans leur élément. Ici, point de maquillage, de toutim, de tralala, juste de la musique et des mecs qui vont à l’essentiel. Dans le public, des afficionados qu’on ne retrouve à la barrière que lorsque le mot core apparaît, grind, death, metal … en gros un public qui aura sa dose tout du long du set des américains.

Pas le temps de faire du tourisme puisque la Warzone accueille Mr FRANK CARTER en ses murs, oui l’ex GALLOWS qui vient là en découdre avec un public qui s’est passé le mot tant la place est prise d’assaut.

FRANK CARTER & THE RATTLESNAKES – Warzone – Report/Photos : CYCY

Faisons la simple, le set de FRANK a été une tuerie sans nome. A peine grimpé sur scène le voilà déjà en train de faire de la marche sur … le public, remonté avec ses potes il impose du circle pit d’anthologie en demandant à l’ensemble du public de tourner autours de la baraque à sono, tout ça en distillant tantôt de son 1er album très hardcore, tantôt du Rock n’roll plus « classique » que l’on retrouve dans l’excellent MORDERN RUIN qui, au passage, est album de la semaine sur Canal +. Accompagné par une bande de barges dont l’ultra remuant guitariste DEAN RICHARDSON, FRANK va désherber définitivement le lieu et asphyxier la populace présente qui n’a pas pris gare d’embarquer un masque anti-poussière. On aime le Rock n’Roll mais parfois il est difficile de dire quel concert le représente le mieux. Alors ne cherchez plus vous qui y étiez, le set de FRANK CARTER est une référence du genre et à coup sûr l’une des très grosse baffe du week end. Ouch !

Setlist

Juggernaut
Lullaby
Wild Flowers
Vampires
Paradise
Jackals
Jackals
Snake Eyes
Devil Inside Me
I Hate You

STEEL PANTHER – Mainstage 1 – 16h55 – Report : LADYGIRL / CHERRY

LADYGIRL :
Pas la peine de faire de la prose, à part la setlist, c’est exactement la même chose, la même « chanson », le même train-train. Par contre ce qui change c’est que ça gonfle encore plus vite qu’avant. Un set basé sur le mot « nichon », de la parodie 80′s qui frôle l’insulte (à la longue), un groupe qui se repose sur ses lauriers et une spontanéité zéro de chez zéro. Bref, on passe, on détaille pas. D’ailleurs je suis partie avant la fin.

CHERRY :
Pas le temps de chômer, le groupe que je m’apprête à aller voir fait partie des plus attendus du weekend en ce qui me concerne. Je n’ai pas peur de l’affirmer, quoi de mieux pour se marrer un bon coup, tout en bougeant son derrière et en criant comme des fous que Steel Panther. Les gars entrent en scène sur le rugissement du félin qui ouvre qui Eyes Of A Panther. Efficacité assurée. Devant Steel Panther, on retrouve de tout, des festivaliers lookés glam de façon parodique (ou pas), des sceptiques qui bougent discrètement la tête en rythme, des habitués, et puis des nanas, beaucoup de nanas. Inutile de vous faire un dessin, c’est le sujet de conversation qui remplit le plus les échanges (longs) entre les zicos entre les morceaux. Ce qui conduira d’ailleurs à une petite impro lancée par Michael, qui nous propose de scander « Nichons ! Nichons ! Nichons ! ». Ah, quel inspirant sens des priorités. Dans la setlist, pas mal de fières représentantes du dernier album du groupe, dont la très tendre et poétique That’s When You Came In. Entre les blagues et les riffs catchy, il est vrai que Steel Panther en live possède, à mon avis, un atout majeur : les ballades. Le public est conquis par Community Property, un classique, mesdames et messieurs. Ça y est, c’est presque unanime autour de moi, tout le monde sourit ou rigole ou chante. Si certains parmi la foule ne connaissent pas suffisamment le groupe, ils ne sont heureusement pas au bout de leurs surprises. Bientôt, dans la tradition légendaire de progression d’un show de Steel Panther, les filles sont demandées à l’accueil. Des dizaines et des dizaines de nanas s’emparent de la Mainstage, et là, c’est le drame (rires). Le concert se transforme en véritable fête à ce moment, et d’ailleurs, les gars nous rappellent bien l’importance des pratiques festives dans Party All Day en conclusion de ce drôle de moment passé en compagnie de drôles de types, bon moment en somme.

Setlist

Eyes of a Panther
Goin’ in the Backdoor
Just Like Tiger Woods
Fat Girl (Thar She Blows)
Death to All but Metal
That’s When You Came In
Poontang Boomerang
Community Property
17 Girls in a Row
Gloryhole
Party All Day (Fuck All Night)

Revivez le concert des STEEL PANTHER – Merci à Arte

Sortir de la Warzone lorsqu’un tel phénomène est dans la place est tout un art mais si vous êtes agoraphobe, vous êtes mal. Quoi qu’il en soit inutile de dire qu’il ne faut pas traîner puisque les Bordelais de MARS RED SKY n’attendront pas notre arrivée pour commencer leur set.

MARS RED SKY – La Valley – 17h40 – Report : LADYGIRL – Photos : CYCY

Passer la lourdeur de STEEL PANTHER avec un set des MARS RED SKY voilà une bonne idée, enfin en théorie puisque impossible de rentrer dans le set du groupe. Oh bien sur ils jouent super bien et maîtrisent leur élément et on savait qu’ils ne sont pas des plus communicatifs mais ça s’est encore accentué par rapport à leur dernier passage en ce lieu. A croire qu’ils ne jouent que pour eux. J’ai trouvé la setlist poussive et je ne sais pas il manquait quelque chose que je retrouve pourtant sur disque mais qui en ce samedi, cette fin de journée, il n’y avait pas. Point de reproche on retrouvera le groupe sur la route.



On sent une drôle d’atmosphère en cette fin d’après midi. Sur fond de poussière, de chaleur, de rires, de boissons, de gens qui marchent, on se dit alors « bon sang on attend toute l’année pour se retrouver là et laisser tomber le bordel de la vie de tous les jours ». Et à cet instant précis, on a ce sourire béa et on croise des gens tous aussi jouasses que nous.

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DRI – Warzone – 18h35 – Report/Photos : CYCY

THRASH ZONE, voilà ce me vient de suite à l’esprit lorsque j’entends D.R.I. Vient ensuite, forcément, la casquette à l’envers et le skate qui me véhiculait d’un point A à un point B un peu partout pour le malheur de toutes ces pauvres vieilles dames apeurées sur le trottoir, caba à la main. Véritable bande son Crossover de cette fin d’adolescence je rêvais de les revoir « enfin » ayant appris que ça tournait encore. Quel plaisir de les voir débouler sur scène avec une telle énergie et de constater que SPIKE CASSIDY ( guitares ) fait toujours autant de mimic et que KURT BRECHT n’est pas en reste derrière son micro. Ok le set est bien plus punk que crossover m’enfin y’a du lourd quand même hein et le public ne s’y trompe pas et ça pogotte à tout va, ça slam à fond et ça mets à mal les Challenger qui en plus de recevoir du lascar se prennent une bonne dose de poussière dans la trogne. C’est tellement excellent que je me surprends à ne plus trops shooter et à mater le set directement depuis le pit photo en vrai gamin, sourire béa et yeux grands écarquillés. Plein de souvenirs remontent à la surface, séquence émotion lorsqu’ils jouent ABDUCTION ! Quel bonheur !

Setlist

Who Am I?
I’d Rather Be Sleeping
Violent Pacification
Argument Then War
Slumlord
Dead in a Ditch
Suit and Tie Guy
Acid Rain
In the Pit
Manifest Destiny
Against Me
Anonymity
As Seen on TV
Mad Man
Couch Slouch
I Don’t Need Society
Beneath the Wheel
Abduction
The Five Year Plan

Revivez le concert de D.R.I – Merci à Arte

 

Arrivé sur la scène de la Valley petite pose photo du groupe CHELSEA WOLFE avant une pause « à boire » bien méritée et un retour vers la Warzone pour les inénarrables COMEBACK KID.

Hellfest 2017 - Day 2

COMEBACK KID – Warzone – 20h45 – Report/Photo : CYCY

Là encore le HELLFEST nous gâte avec la présence des COMEBACK KID, grosse référence punk/Hardcore originaire du Canada capable de laisser une zone dévastée après son passage. C’est d’ailleurs ce qui va être le cas puisque pas même le concert débuté que déjà ça s’excite sévère dans le public et ça commence même à pogoter en tout sens. Alors imaginez-donc lorsque le groupe déboule sur scène et quasi dans la foulée enclenche la seconde avec un ALL IN A YEAR d’anthologie. Ca clash, ça tabasse au rythme du tonitruant chanteur ANDREW NEUFELD qui ne cesse d’haranguer la foule avec pour réponse toujours plus de … poussière. Et ça y va à coup de DIE KNOWING, LOSING STEP, SHOULD KNOW BETTER avant d’achever tout le monde avec WAKE THE DEAD. Comment dit-on après avoir reçu l’équivalent de deux bombes atomiques sur la tronche ? Atomisé !!! Epuisé, mais surtout … poussiéreux « as hell » !

Setlist

Wasted Arrows
All in a Year
False Idols Fall
Do Yourself a Favor
Absolute
G.M. Vincent & I
Die Knowing
Lower the Line
Step Ahead
Losing Sleep
Partners in Crime
Didn’t Even Mind
Should Know Better
Broadcasting…
Talk Is Cheap
Wake the Dead

Revivez le concert des COMEBACK KID – Merci à Arte

AIRBOURNE – Mainstage 1 – 21h05 – Report : CHERRY

Je redébarque sur le site à 21h, boum, Airbourne. Cette fois-ci, pas de panne de courant au programme (souvenez-vous, il y a quelques années, au Hellfest…) mais une bonne dose d’électricité dans l’air néanmoins. J’apprécie beaucoup de voir une petite dizaine de gamins, par-ci par-là, dressés sur les épaules d’adultes, lever les bras (presque) en rythme avec les riffs des australiens. Are you ready to rock ? qu’ils nous demandent. Pas qu’un peu, on tente de leur répondre. Too Much, Too Young, Too Fast marche toujours aussi bien, et on se demande avec des potes si ce titre ne ferait pas partie de ceux que le groupe serait incapable de retirer de sa setlist. Je ne me souviens pas de la dernière fois que Joel avait fait ça au Hellfest, mais ça m’avait manqué de le voir grimper à la structure de la scène, jusque tout en haut, guitare dans le dos, sans aucun harnais ou protection. Et le voilà qui se cramponne à l’aide de ses jambes et qui se remet à gratter de plus belle. Je me demande toujours alors que je tape ces lignes comment a-t-il bien pu garder son mediator entre ses dents durant l’ascension. Bref, on ne passe pas à côté de la patate d’Airbourne en festival, et on ne se lasse pas du sourire qu’ils mettent aux lèvres, au moins autant à cause des pitreries de leur frontman que grâce à leur qualité de jeu.

Setlist

Ready to Rock
Too Much, Too Young, Too Fast
Down on You
Rivalry
Girls in Black
Breakin’ Outta Hell
Live It Up
Runnin’ Wild

En sortant de la Warzone on retrouve des énergumènes qui profitent de cette fin de journée un poil moins féroce.

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Tandis que pas mal de monde navigue à vue à la recherche d’une boisson, d’un pote ou d’une bonne ambiance … ambiance que l’on retrouve un peu partout tant ici plus qu’ailleurs la convivialité fait office de mot d’ordre. Et pour papoter, quoi de mieux qu’un feu de l’enfer ?

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Histoire d’entamer une soirée plus « calme » après une journée harassante et ainsi naviguer un peu en délaissant reports et concerts imposés (enfin on s’impose rien hein?), c’est avec les suédois de PAIN OF SALVATION que nous allons passer un moment pour le moins « atmosphérique ».

PAIN OF SALVATION – Altar – 21h50 – Report/Photos : CYCY

Mettre PAIN OF SALVATION dans une case reviendrait à dire que le pain fait partie des aliments, ça veut tout dire et rien dire à la fois puisque force est de constater que le groupe emmené par DANIEL GILDENLOW aime tout particulièrement dérouter son public à chacune de ses sorties. D’ailleurs les concerts du groupe sont généralement bien blindés car ils sont la garantie de moments assez denses, intenses. Bon ok, on peut quand même dire que techniquement c’est du lourd et qu’il y a une bonne grosse dose de progressif dedans mais lorsque cela se met à claquer sévère dans le micro avant de redescendre dans les méandres d’une douceur improbable, votre serviteur reste subjugué par la maitrise de l’instant et après quelques photos va se poser pour profiter d’un set tout en couleurs et éclairages subtiles.  Ne connaissant pas franchement la discographie du groupe j’ai tout particulièrement aimé les titres FULL THROTTLE TRIBE et A TRACE OF BLOOD ce qui m’a donné envie d’approfondir ce groupe.

Setlist

Full Throttle Tribe
Reasons
Meaningless
Linoleum
A Trace of Blood
Rope Ends
Ashes
On a Tuesday

Alors qu’AEROSMITH se prépare à grimper sur la Mainstage, les feux s’allument et le Hellfest prends ses couleurs de nuit

AEROSMITH – Mainstage 1 – 23h05 – Report : CHERRY

Tout de même un peu loin de la scène, j’ai cru que les écrans n’afficheraient jamais la retransmission de ce qui s’y passait lorsque Aerosmith démarre. Petit bug sûrement, la dégaine de Steven Tyler remplace rapidement les énormes logos du groupe qui s’étaient imposés en guise d’intro de Let The Music Do The Talking. Ça bouge pas mal du côté du premier rang, on peut apercevoir pas mal de mouvement dans les quelques mètres qui contournent le catwalk et le devant de la scène. Mais bon, drôle de réaction que celle du public en général. Je suis contente de mon moment, mais je trouve que ça ne répond pas assez. On dirait que la foule attend quelque chose. Punaise, Cryin, peu avant Livin’ On The Edge (meilleur morceau du groupe, un copain déclare), mais vous attendez quoi ? Avec mes voisins cela ne nous empêche pas de danser comme des fous sur Mama Kin, mais honnêtement, je me serais attendue à un public qui crie et qui saute en l’air comme nous. D’accord, très bien, c’est vrai que Steven et Joe n’ont pas l’air extrêmement concernés par nous, l’un les yeux rivés sur son prompteur l’autre sans lever la tête de son manche de guitare pendant plusieurs minutes, mais quand même. Ah, ça va, les gens reconnaissent quand même Sweet Emotion et acceptent de chanter, j’ai l’impression que ça se réveille un petit peu devant la Mainstage et mon cœur se réchauffe. Le point culminant de l’ambiance festive sera peut-être atteint, en ce qui concerne mon ressenti, pendant Dude Looks Like A Lady, parce que quand même, un ado balance derrière moi, c’est la chanson du Rock’n’Roller Coaster à Disneyland. Peu après ça, impossible de croire à une fin de concert sans le rappel obligatoire, et en effet, le groupe réapparaît sur Dream On. Le piano à queue, un guitariste debout dessus, le public du devant fidèle au poste, c’est un très joli moment. Enfin, avec un petit bout de Mother Popcorn en apéritif emprunté à James Brown, c’est Walk This Way qui pose le point final de ce show, magistral comme une tête d’affiche, mais reçu à mon goût trop peu comme il se doit.

Setlist

Let the Music Do the Talking
Young Lust
Cryin’
Livin’ on the Edge
Love in an Elevator
Janie’s Got a Gun
Stop Messin’ Around (Fleetwood Mac cover) (Joe Perry on vocals)
Oh Well (Fleetwood Mac cover)
Mama Kin
Sweet Emotion
I Don’t Want to Miss a Thing
Come Together (The Beatles cover)
Dude (Looks Like a Lady)
Train Kept A-Rollin’ (Tiny Bradshaw cover)
Encore:
Dream On
Mother Popcorn (James Brown cover)
Walk This Way

KREATOR – Mainstage 2 – 01h00 – Report : CHERRY

Setlist

Hordes of Chaos (A Necrologue for the Elite)
Phobia
Satan Is Real
Gods of Violence
People of the Lie
Total Death
Mars Mantra
Phantom Antichrist
Fallen Brother
Enemy of God
Hail to the Hordes
Civilization Collapse
The Patriarch
Violent Revolution
Pleasure to Kill
Death Becomes My Light

Revivez le concert de KREATOR – Merci à Arte

Voilà qui vient clore une journée riche en diversité musicale, ce qui fait la force du Hellfest finalement. On retiendra tout particulièrement le set des D.R.I de FRANK CARTER, de THE TREATMENT parmi les plus aboutis.

Il est pas d’heure, on annonce une journée encore plus chaude pour ce dimanche, les organismes ont souffert de même que le matériel photo … et ce n’est pas fini.

Les groupes du Jour 2 : 

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