HELLFEST : Le gros dossier Report de l’édition 2017 – JOUR 3 -

Hellfest2017

Épilogue de notre périple en terre HELLFEST 2017 et pas des moindres puisqu’il s’agit de la journée la plus chargée sur notre Running Order et quand bien même à part quelques groupes Rock n’Roll avec en tête BLACK STAR RIDERS il n’empêche que nous poursuivons notre immersion dans tout ce qui fait que ce festival est unique en son genre, ce mélange des styles, des gens, des atomsphères.

Les jours 1 et 2 se trouvent :

Day 1 : Report du Jour 1 – Vendredi -
Day 2 : Report du Jour 2 – Samedi - 

DAY 3 :

Et ça commence à grincer au lever de bon matin, difficile de s’élancer vers cette journée où, après un passage vite fait à la fenêtre de la chambre, on se dit que l’on va « morfler » sévère car il est 8h00 et ça cogne déjà. Passé un petit déjeuner gargantuesque, il faut bien ça pour charger les batteries,  c’est à petite vitesse que nous grimpons vers le site, profitant ainsi du trajet pour préparer la journée et rappeler le qui fait quoi.

Et il ne faut pas traîner puisqu’on attaque à 10h30 avec la Valley « endormie » et BRIGHT CURSE

BRIGHT CURSE – La Valley – 10h30 – Report : LADYGIRL / Photos : CYCY

Ils sont britishs les BRIGHT CURSE et aiment à naviguer entre divers style. Toujours basée sur une rythmique appuyée leur musique va bien en ce dimanche matin où il est difficile de redémarrer les cages à miel. D’ailleurs, c’est devant un parterre plus que parsemé que le trio débarque sur scène mais, très professionnellement, se donne comme s’il y avait une foule démesurée. Normal, un passage au Hellfest, quelque soit l’heure, c’est un truc où il vaut mieux ne pas se planter. Principalement basée sur leur 1er album sorti l’an passé, BEFORE THE SHORE, la setlist rend hommage au talent des zicos qui après une petite d’1/2 heure salue le public, un public qui lui rend bien.

En traversant l’esplanade qui mène de la Valley à la Mainstage 2 on constate que les gens naviguent à petite vitesse et on se dit que cette édition 2017 est probablement la plus éprouvante vécue, depuis 2009 en ce qui nous concerne. Et il faut bien l’avouer, le pas est lourd ce matin et c’est à l’économie que l’on avance et avancera tout du long de ce dimanche de feu qui verra LINKIN PARK débouler sur la scène à 23h00. Compte tenu les échos du Download Fest quant à la setlist pour le moins suicidaire devant un public « metal », on espère que les américains rectifieront le tir et axeront leur set sur les 3 premiers albums, jugés plus « en phase » avec le lieu. On verra aussi arriver sur scène coup sur coup, THE PROPHETS OF RAGE qui comporte des mecs de Rage Against The Machine et de Cypress Hill, ainsi que FIVE FINGER DEATH PUNCH avec un autre chanteur qu’IVAN MOODY, parti bouder dans son coin en début de semaine. On vous dit pas tout mais il y a du beau monde dans des styles bien différents aujourd’hui, et ça c’est cool ! D’ailleurs, sur la Mainstage 2, un type qui semble faire la gueule est sur scène, RAY BROWER.

RAY BROWER – Mainstage 2 – 10h30 – Report/Photos : CYCY

Pourtant le gaillard pourrait être jouasse de se retrouver sur cette scène et faire un poil honneur aux milliers de votant du concours OPEN THE HELL STAGE organisé par Deezer et qui a vu gagner le groupe écossais originaire d’Aberdeen. Ok, le style est plutôt pas mal dans un registre Hardcore Moderne, mélodique par moment, m’enfin entre marcher tout du long de la scène, de côté et limite ignorer le public, on a fait mieux comme prestation scénique. Enfin passons les détails en espérant que les curieux présents devant la grande scène aura su y trouver à manger et surtout … à boire, car déjà, ça tape !

Et ça tape tellement que je prends la décision de commencer par le set de DELUGE sous la Temple et revenir pour NORTHLANE plutôt que l’inverse,  pour la simple et bonne raison que rester statique à attendre au soleil est déjà bien compliqué et il n’est que … 11h00 du matin.

Et là par contre pour DELUGE on constate qu’il y a déjà du monde venu assister à ce groupe de Black Métal joué à bloc de chez bloc. Autant dire que de bon matin ça déménage.

hellfest 2017 - Day 3

Pas le temps de flâner en route c’est en enjambant un max de monde affalé sous la Temple que je fonce sur la Mainstage 1 pour le set des NORTHLANE, groupe de Metalcore Australien. Quoi ? Bah oui, même pas peur chez Sleaze This City.

NORTHLANE – Mainstage 1 – 11h05 – Report/Photos : CYCY

Et grand bien m’en a pris d’avoir noté NORTHLANE sur ma feuille de route car aussi bien visuellement que puissance sonore, ça claque. Si bien que compte tenu le fait que je dois shooter SHVPES juste après sur la Mainstage 2, je me pose sur un minuscule carré d’ombre pour profiter des écrans géants et mater le set des australiens. Le guitariste qui porte un masque en impose vraiment et attire forcément l’attention. Musicalement, même si certains groupes de Metalcore  ne me sont pas étrangers du fait de la population locale à la maison qui en écoute (sic!), je ne connaissais pas vraiment ce groupe et leur passage au Hellfest me donne envie d’approfondir. Comme le dicton le rabâche : il ne faut pas mourrir idiot.

Setlist :

Paragon
Citizen
Rot
Dispossession
Intuition
Quantum Flux

Déjà le monde se presse vers la Mainstage 1 et son avancée dédié LINKIN PARK et bien qu’éprouvés les gens semblent sortir de leur torpeur et sur NORTHLANE on a pu constater que cela commençait à remuer. Traditionnellement le Dimanche au Hellfest pas mal de groupes de Metalcore/Hardcore envahissent Mainstage et Warzone. 2016 avait été un panache furieux sur les 3 jours de ce côté là. 2017 n’est pas en reste vu les gros noms du genre : WHILE SHE SLEEPS, DEVIL WEARS PRADA, MOTIONLESS IN WHITE (surtout eux !!!), OF MICE & MEN, TRAPPED UNDER ICE et j’en passe. Et ce qui est marrant c’est de constater la populace qui change ce jour là.

hellfest 2017 - Day 3
SHVPES – Mainstage 2 – 11h40 – Report/Photos : CYCY

Voilà un groupe que j’attendais tout particulièrement puisque la musique de SHVPES me plait tout particulièrement tant leur Alternatif/Modern Rock pimpant détonne quelque peu de la production actuelle. Ils sont pas bien vieux les SHVPES mais c’est quasi-acté qu’ils iront loin. Principalement basé sur leur 1er effort PAIN JOY ECSTASY DESPAIR sorti l’an passé, le groupe ameute une foule conséquente et se démène sur scène histoire d’en imposer sévère et de profiter des 35 minutes allouées pour mettre tout le monde dans sa poche. D’ailleurs mention spéciale à GRIFFIN DICKINSON qui un peu comme son père s’approprie la scène d’une façon remarquable. Car oui c’est bien le fils de Bruce, chanteur dans un « petit » groupe anglais. Au final un très bon set de la part des anglais. A revoir assurément.

VODUN – La Valley – 11h40 – Report : LADYGIRL/CHERRY / Photos : CYCY

LADYGIRL :

Groupe atypique, voilà comment expliquer VODUN aux non initiés. Musicalement s’il s’agit bien de Rock c’est tellement varié qu’on se retrouve vraiment dans l’atypique. On pourrait penser à du Skunk Anansie du fait de la voix, à du psyché du fait des envolées musicales … mélangez tout cela dans un grand fait-tout avec une pincée de musique afro et vous voilà avec VODUN. Notons que l’entrée du groupe sur scène en a attiré plus d’un et que la Valley est bien pleine. Un très bon moment de passé avec ce groupe anglais qu’il convient bien évidemment de découvrir et on y vous y encourage.

CHERRY :

Oui donc, je vous causais de la Valley, et ce n’est pas pour rien, puisque je décide de m’y planter un peu avant midi pour aller voir Vôdûn. Si ce nom vous échappe, je vous dirais en bref que ce trio d’anglais (deux nanas, un mec) est une perle, et un ovni à la fois dans la programmation du Hellfest. Il y a un côté un peu heavy dans les riffs, un côté un peu psyché, un côté quasiment lyrique… Si vous voulez vous faire une idée, je vous recommande d’aller faire un tour sur YouTube et de regarder le clip de Mawu, sûrement ma préférée de la setlist. Un show difficile à décrire, mais une très heureuse découverte pour certains festivaliers présents, je suppose.

Au moment où les gens « normaux » s’apprêtent à passer à table, nous autre chez Sleaze This City que nenni. En guise d’apéro ce sera THE DEVIL WEARS PRADA sur la Mainstage et WHILE SHE SLEEPS sur la Warzone. Entre Metalcore mainstream et Metalcore core de chez core, à vous de choisir.

THE DEVIL WEARS PRADA – Mainstage 1- 12h15 – Photos : CYCY

On va la faire simple, pas emballé du tout par ce que je vois sur la Mainstage, j’en attendais un poil plus tant THE DEVIL WEARS PRADA est une sommité dans le metalcore. Un chanteur pas franchement concerné et des zicos qui se demandent ce qu’ils font là, bref. Je décide de faire moins de la moitié et de foncer sur la Warzone voir du plus « couillu ».

WHILE SHE SLEEPS – Warzone – 12h15 – Report/Photos : CYCY

Très vite j’arrive sur une Warzone où ça se déchaine de toute part et où le levé de fumée ne trompe personne, ça bastonne dans la place au rythme de ce Metalcore furieux des WHILE SHE SLEEPS. Embarqué dans la danse par un LOZ (Lawrence Taylor) déchainé qui n’hésite pas à venir tâter du public d’un peu plus près c’est un groupe précis et rentre dedans qui nous offre le spectacle auquel on assiste. C’est bien simple dans mon idée quand on pense ce genre de Metalcore on pense tout de suite à un truc qui déglingue tout, pas comme ce qui se passe sur la Mainstage en même temps (sic!). Bref ça sonne, ça cartonne et le public au premier rang déguste sévère, aussi bien de la poussière que du Slamers décidés à combattre les éléments coûte que coûte et montrer ainsi aux britanniques qu’ils sont au bon endroit sur cette Warzone ! Quelle claque magistrale, j’en ressort tout blanc enpoussiéré au possible ! Qui a dit que nous n’étions que des presses-bouton nous autre photographes concerts ? A méditer !

Setlist

You Are We
Brainwashed
Feel
Four Walls
Silence Speaks
Hurricane

Il fait chaud, très chaud mais cela n’empêche pas les énergumènes de rappliquer.

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Histoire de voir à quoi ressemble certains lascars sur scène un petit détour par la Temple où GHOUL y déploie son spectre, il est temps de se préparer à MOTIONLESS IN WHITE sur la Mainstage 1 sans ôter de l’esprit qu’il faut se ravitailler par moment car gros risque de déshydratation sévère. La queue phénoménale par endroit devant les bars repoussent inévitablement nombre de festivalier vers les points d’eau qui sont pris d’assaut.

hellfest 2017 - Day 3

MOTIONLESS IN WHITE – Mainstage 1 – 13h35 – Report/Photos : CYCY

Voilà un groupe que j’attendais de revoir depuis un bon moment. D’une part tous leurs albums sont excellents et d’autre part, et surtout, visuellement c’est un délice à shooter lorsque l’on est photographe. Et un coup de bol immense va me permettre de shooter les 3 premiers morceaux et de m’en donner à coeur joie. Principalement axée sur le dernier album en date, GRAVEYARD SHIFT, Et c’est avec RATS que déboule sur scène ce groupe qui officie dans un style mélant le Métal, le Métalcore, le Goth, le Dark, et surtout qui propose une musique et un univers bien à lui, à l’image de CHRIS « Cerulli » MOTIONLESS l’ultra charismatique chanteur. Sous des faux airs de Manson (sic!) le gaillard harangue la foule en rempruntant l’avancée de scène, jouant même avec lui lorsqu’un lascar l’arrose avec son pistolet à eau, épique. BREAK THE CYCLE et l’excellent ETERNALLY YOURS, le big tube du dernier album. Franchement c’est excellent et le public répond massivement présent pour le plus grand bonheur de zicos ravis d’être là. REINCARNATE du précédent album du même titre va mettre tout le monde d’accord et soulever une bonne dose de poussière tout comme DEATH MARCH . La setlist est redoutable et le groupe va nous offrir sur un plateau l’excellent ABIGAIL extrait de CREATURES, le 1er album du groupe, avant d’achever son oeuvre avec 570. Pas mal de fans de Hard/Metal restent sceptique quant à cette nouvelle scène, et pourtant… car oui ça joue bien, oui ça déglingue et ultra OUI le temps passe à une vitesse dingue durant leur set. Vivement en salle, tête d’affiche, et tout ce qui va avec !

Setlist
Rats
Break the Cycle
Eternally Yours
Loud (Fuck It)
Reincarnate
Death March
Devil’s Night
Abigail
570

Pas le temps de se reposer sur ses lauriers que déjà SKINDRED déboule sur scène avec son Ragga Metal qui lui est si propre. Nous faisons l’impasse pour aller prendre un peu de repos sous une tente histoire de se préparer pour le set des DEEZ NUTZ non sans ayant été assurer les photos des BLACK STAR RIDERS sur la Mainstage 1. Dispatch des tâches, l’équipe est rodée.

Le site se rempli sévèrement et la chaleur est écrasante et le mot d’ordre du jour est au jeu des pistolets à eau.

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BLACK STAR RIDERS – Mainstage 1 – 15h05 – Report : LADYGIRL - Photos : CYCY

Qui aime THIN LIZZY sait oh combien que les BLACK STAR RIDERS y vouent un culte incommensurable. Et la setlist va nous le prouver avec deux reprises des Irlandais, WHISKEY IN THE JAR et THE BOYS ARE BACK IN TOWN. Le groupe sur scène est un condensé de ce que MONSTRES DU ROCK N’ROLL signifie puisque l’on retrouve outre RICKY WARWICK au chant, SCOTT GORHAM et DAMON JOHNSON aux guitares, ROBBIE CRAN à la basse et CHAD SZELIGA à la batterie, rien que cela. Autant dire que la qualité sonore qui nous est offerte en ce milieu d’après midi est au rendez-vous, ça joue bien et les duos de guitares, même sur les titres propres au groupe sonnent plus vrais que vrais, manque plus que PHIL sur scène pour que l’illusion soit totale. M’enfin on peut admettre tout de même que le fait d’avoir décidé de créer BLACK STAR RIDERS pour enregistrer de nouveaux titres, de la part des ex THIN LIZZY, c’est quand même une belle preuve de respect. On passe un super moment avec la seule référence classic-rock du jour. Le public est au rendez-vous puisque la foule s’étire bien loin devant les mainstages. Succès !

Setlist
All Hell Breaks Loose
Heavy Fire
The Boys Are Back in Town (Thin Lizzy cover)
Whiskey in the Jar (Thin Lizzy cover)

DEEZ NUTS – Warzone – 15h05 – Report/Photos : CYCY

On ne remerciera jamais assez le sagouin qui a programmé BLACK STAR RIDERS en même temps que DEEZ NUTS, bon sang de lui ! Bref, c’est au pas de course que je débarque sur le set des DEEZ NUTS et dans un brouillard de poussière phénoménal, on y voit pas à 2 mètres, l’enfer !!! Surtout pour le matériel qui risque de prendre cher. Et forcément que ça déglingue dans la fosse car les DEEZ NUTS ne font pas et ne feront jamais de la figuration lorsqu’ils sont sur scène. 10 ans d’expérience pour les Australiens, rois du Punk Hardcore, 5 albums et des titres rapides, courts, efficaces, percutants, bref de quoi vous percher bien haut pour pas un rond. Sur scène, on a du lourd dans le genre et ce n’est pas JJ PETERS (chant) qui nous fera dire le contraire tant le lascar tiens le public dans sa poche !!! Ca tourne, ça vire, ça slam, ça pogotte, ça chante et ça gueule. Bref, le groupe fait la totale à la Warzone, si bien que je pose pour assister à une bonne partie du set avant de me faufiler incognito pour rejoindre la Mainstage et ILL NINO.

Setlist
Purgatory
What’s Good
If You Don’t Know, Now You Know
Shot After Shot
Stay True
Discord
What I Gotta Do
Like There’s No Tomorrow
I Hustle Everyday
Don’t Wanna Talk About It
Behind Bars
Face This On My Own
Commas & Zeros
Band of Brothers
Your Mother Should Have Swallowed You

Au passage, une charmante demoiselle pose pour le plaisir des objectifs. hum ! bref !

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ILL NINO – Mainstage 2 – 16h00 – Report/Photos : CYCY

D’aucuns dirons que les américains officient dans une sort de Nu Metal, d’autre que le groupe évolue d’avantage dans un Alternatif Rock, quoi qu’il en soit sur scène je reste sur ma faim. Pourtant le groupe assure méchant dans les parties bien rentre dedans et la voix de CHRISTIAN MACHADO assure, mais lorsque ce dernier entame les parties chantées en clair, là c’est la cagade : pas de coffre, pas de justesse, on dirait presque un gamin sorti des Choristes qui se retrouve là sans trop savoir comment chanter. Vous voyez le topo ? Bref, c’est pas génial et c’est avec une certaine amertume (oui j’attendais le groupe) que je vais me poser 5 mn en attendant A DAY TO REMEMBER sur la Mainstage 1 sans savoir que là aussi ça va être franchement pas terrible.

Au détours d’un passage subtile pour éviter la foule, on croise deux dinosaures … allez comprendre !

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A DAY TO REMEMBER – Mainstage 1 – 16h40 – Report/Photos : CYCY

Comment dire … déjà les 5 mn que je pensais utile pour foncer shooter CANDIRIA et ne pas en perdre une miette s’effritent bêtement avec le lancé de ruban noir et blanc du début de set où, photographes, nous sommes cantonnés à attendre que tout « danger » soit écarté. Surprenante entrée sur scène pour ce Metalcore édulcoré ultra mainstream et tellement stéréotypé qu’il en devient risible. Admettons, il en faut pour tous les goûts. Je décide d’écourter, car bizarrement ça va pas trop d’un coup, difficile de lever l’appareil… Voilà quand même les photos.

Setlist

All I Want
I’m Made of Wax, Larry, What Are You Made Of?
2nd Sucks
Right Back at It Again
Paranoia
Exposed
Mr. Highway’s Thinking About the End
Have Faith in Me
Naivety
If It Means a Lot to You
The Downfall of Us All

CANDIRIA  - Warzone – 16h45 – Report/Photos : CYCY

Voilà un groupe atypique qui mélange tellement d’influences (Jazz, Metal, Metalcore, Punk, Prog, Hip Hop) qu’il en est génial, sur disque en tout cas. Et c’était là une excellente manière de découvrir live les New Yorkais (Brooklyn très exactement). Mais … A peine arrivé dans le pit photo, voilà qu’un truc bizarre passe devant mes yeux et que la lourdeur de l’appareil m’empêche d’un coup de shooter plus de 3 photos. La tête qui tourne, je décide de sortir rapidos du pit photo et d’aller me poser d’urgence quelque part. C’est bien dommage, je loupe la totalité du set car même assis dans un coin je n’arrive plus à attacher les ficelles.

Setlist :
300 Percent Density
Mereya
While They Were Sleeping
Blood
(Unknown)
The Nameless King
Signs of Discontent
Paradigm Shift
The Whole World Will Burn

Le live des CANDIRIA – Merci Arte

Coup de chaud sur la Warzone, vu la fournaise, ça devait arriver. Heureusement il y a de quoi manger et boire sur le lieu et, coup de bol, aucune queue. J’en profite pour zapper DEVIL DRIVER que j’ai eu l’occasion de voir au Download et me retourner vers SANCTUARY, à l’ombre de l’Altar. Arrivé sur le lieu blindé de gens en totale transpiration, c’est avec soulagement que je reprend quelques forces en attendant le retour sur scène des américains.

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SANCTUARY – Altar – 17h40 – Report/Photos : CYCY

Avec THE YEAR THE SUN DIED sorti en 2014, les SANCTUARY et signant ainsi un retour remarqué et salué de tous, c’est avec grand plaisir que l’on voit débouler un montre (quand même) du Metal américain, et oui, « made in Seattle » (comme quoi y’a eu de tout dans cette ville – sic !). Le nouvel album n’étant pas encore sorti (DEAD AGAIN est son titre), c’est sur ses 3 albums (seulement 3 mais bon avec un break de 18 ans hein ?) que le groupe de WARREL DANE, coiffé d’un chapeau, va axer tout son set et vous savez quoi ? Ca le fait méchant, c’est bien lourd, ça sonne au top et LET THE SERPENT FOLLOW ME prend toute son ampleur en live. Que du bonheur et à voir le public présent en masse, nulle doute que le groupe a du apprécier sa présence en ce lieu magique.

Setlist
Arise and Purify
Let the Serpent Follow Me
Die for My Sins
Seasons of Destruction
Future Tense
Question Existence Fading
Frozen
Jam
(due to technical difficulties)
Soldiers of Steel
Taste Revenge

Les festivaliers sont présents en masse pour ce dernier jour et malgré la chaleur, l’ambiance est toujours aussi géniale. Est-ce pareil dans d’autres festivals ? Quoi qu’il en soit, arrivé à la Warzone à cette heure-là est d’une galère sans nom tant la chaleur est écrasante, brûlante, alors on cherche de l’air, de l’ombre, en vain ou se faire arroser. Pendant ce temps-là, sur la Mainstage, se prépare à jouer ALTER BRIDGE.

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ALTER BRIDGE – Mainstage 1 – 18h25 – Report : CHERRY

Bref, bref, il est rapidement l’heure d’aller chercher un peu tous mes amis et camarades festivaliers, réunir tout le monde, parce qu’il ne faut pas louper une miette du set (très court) d’Alter Bridge. Ayant écouté Mark et Scott en conférence de presse (allez bon sang, Cherry, aboule les scoops) peu avant, ça nous a donné envie. Je sais que pas mal de gens dans mon entourage n’aiment pas trop ce groupe. Toutefois, il me tarde d’en parler quand même, étant donné que de 1) ça cogne, de 2) c’est un rock moderne de qualité et de 3) purée de purée Myles Kennedy ne fout pas la moindre note à côté. J’ai adoré le côté lourd et puissant, presque menaçant du riff d’Isolation pendant ce concert. Et puis évidemment, Show Me A Leader est un régal, ok, j’ai même sorti un peu mon téléphone pour me filmer trente secondes de souvenir de la maîtrise qui se dégage de ce titre. Pour finir, Rise Today nous laisse un peu sur notre faim, mais c’est pas grave, en espérant avoir une chance de refaire partie du public du quatuor prochainement.

Setlist

Come to Life
Farther Than the Sun
Addicted to Pain
Cry of Achilles
Ties That Bind
Crows on a Wire
Isolation
Blackbird
Metalingus
Show Me a Leader
Rise Today

TRAPPED UNDER ICE – Warzone – 18:35 – Report/Photos : CYCY

Bon ok sincèrement, on a du mal à imaginer un nom de groupe aussi déplacé dans cette fournaise que TRAPPED UNDER ICE (« pris au piège sous la glace »). Passé ce petit interlude intello/psycho, revenons à nos moutons, le lascars de Baltimore aux US sont connu pour ne pas faire dans la dentelle. Plus simplement dit, la musique du quintette réveillerait des morts. Du pur Hardcore Punk, façon grande tradition, voilà à quoi on assiste. Même s’il est difficile de plonger corps et âmes dans ce que distille le groupe sur scène pour cause de fatigue avancée, on peut constater une chose, le public lui répond présent pour le plus grand plaisir d’un JUSTIN TRIPP déchaîné. Décidément la Warzone est un monde à part et ce sont quasiment toujours les mêmes têtes que nous retrouvons dans le pit en train de reprendre en coeur BORN TO DIE ou encore SKELETON HEADS. Un set aux allures de sans-concession, voilà ce qu’a offert TRAPPED UNDER ICE, on est pas déçu.

Setlist

Pleased to Meet You
Half a Person
Born to Die
Skeleton Heads
True Love
Jail
Do It
Believe
Gemini
Stay Cold
Street Lights
Soul Vice
Reality Unfolds

Le live des TRAPPED UNDER ICE – Merci Arte.

Au passage à travers le bois, quelques « touristes » se font prendre en photo sur un des camions de la nouvelle déco. . . Un type nous alpague pour qu’on immortalise sa présence avec ses potes. Ce qui permet au final de poser un peu et de relâcher les batteries, on ne saura que trop les remercier ces deux-là car ils nous ont permis de constater qu’on était à bout et que les aller-retour devenaient difficile. Mais on s’adapte et finalement nous optons pour une fin de festival côté Mainstage pour profiter de quelques gros calibres dont les excellents OF MICE & MEN.

OF MICE & MEN – Mainstage 2 – 19h30 – Report/Photos : CYCY

N’ayant pas suivi l’actualité toute récente du combo je ne savais pas s’ils avaient remplacé AUSTIN CARLILE parti du groupe il y a six mois à la suite de graves problèmes de santé. Et c’est avec satisfaction que je constate que le chant est pris intégralement en charge par AARON PAULEY, le bassiste. Bel esprit du groupe d’avoir ce minimum de respect de poursuivre à 4. Bref, ça déboule en trombe sur BONES EXPOSED et très vite on comprends pourquoi le groupe est arrivé à ce créneau là. Carré de chez carré, belle présence scénique et un public massif pour les acclamer. Marrant d’ailleurs de constater qu’à la barrière ce n’est pas le même public que d’habitude, à croire que les fans du genre ne se montrent que lorsque leurs groupes débarquent sur scène. BACK TO ME, NEVER GIVING UP et THE FLOOD, le bassiste/chanteur maitrise son sujet et devrait inciter le groupe à poursuivre sous forme de quartette. Les deux guitaristes PHIL MANANSALA et ALAN ASHBY ne sont pas en reste et démontre un talent de dingue, ça joue vraiment bien et quand bien même il ne s’agit pas de mon style de prédilection, je dois bien avouer que là c’est la big claque ! De plus, la lumière ambiante ayant tendance à prendre des couleurs plus « dorées », l’instant est surréel. Bref, ce n’était pas prévu d’assister à leur set .. ben au final, la claque !

Setlist

Bones Exposed
Would You Still Be There
Unbreakable
Back To Me
Public Service Announcement
Never Giving Up
Pain
You Make Me Sick
The Flood
The Depths

Le live des OF MICE & MEN – Merci Arte

Tout comme ce qui arrive dans la foulée sur la Mainstage 1, ce savoureux mélange de RAGE AGAINST THE MACHINE, CYPRESS HILL et PUBLIC ENEMY, les biens nommés PROPHETS OF RAGE, pour un set d’1h30 de barge, il n’y a pas d’autres mots !

PROPHETS OF RAGE – Mainstage 1 – 20h20 – Reports : CHERRY/CYCY

CHERRY :

Prophets Of Rage, premier gros carré de 1h30 sur le planning de la Mainstage 01, a évidemment ses fans. Du Rage Against, du Audioslave, du Cypress Hill, bref je n’ai pas besoin de vous faire un dessin. Gros gros show, je n’ai pas grand-chose à en dire de plus que ce que tout le monde vous dira, mais évidemment, mention spéciale pour l’occurrence de Killing In The Name qui a achevé de déchaîner tous les spectateurs.

CYCY :

Hélas pas de photos du groupe sur scène mais le spectacle était assurément ailleurs. D’une part la lumière sur le site qui vient dévoiler une dose d’apocalypse lorsqu’elle se mélange à la poussière, furieuse poussière, levée par une horde. Cette dite Horde justement qui, au son des fameux tubes de RATM et des CYPRESS HILL, vient ravager l’espace en slam et autre circle pit. Et ce set de barge, cette setlist d’anthologie … que dire de plus que de passer de louanges en louanges avec ce moment d’immense émotion lorsque les ex Audioslave, TOM MORELLO, TIM COMMERFORD et BRAD WILK reprenne en instrumental LIKE A STONE en hommage du très regretté CHRIS CORNELL. Les écrans géants sont traîtres et laissent apparaître les larmes de TOM tandis que mes lunettes de soleil me sauvent de quelques regards surpris des potes photographes. Moment étrange où l’espace d’un instant c’est le silence dans le public. On notera l’excellence live du single UNFUCK THE WORLD qui, si tout l’album est ainsi, annonce du lourd. On notera aussi la connerie de certaines paroles entendues dans l’espace photographe lorsque les CYPRESS HILL débarquent avec HOW I COULD JUST KILL A MAN, du style, « Dégage avec ta merde » … mon gars t’as loupé un coup de latte pov’ nain. On notera surtout cette vague incessante de Slamers non-stop dont une miss, en chaise roulante, qui approchera les 100 slams sur tout le week end ; et un final sur KILLING IN THE NAME de toute beauté. J’avais adoré la version de LIMP BIZKIT quelques années plus tôt en ce lieu, là, faut reconnaître que c’est encore autre chose. En tout cas le mélange est réussi, d’autant plus qu’on attendait pareille collaboration depuis des années et des années. Oui, je fais partie de ceux qui aiment bien le Rap de CYPRESS HILL.

Setlist

Prophets of Rage (Public Enemy cover)
Testify (Rage Against the Machine cover)
Take the Power Back (Rage Against the Machine cover)
Guerrilla Radio (Rage Against the Machine cover)
Unfuck The World
Bombtrack (Rage Against the Machine cover)
Fight the Power (Public Enemy cover)
Hand on the Pump / Can’t Truss It / Insane in the Brain / Bring the Noise / Jump Around
Sleep Now in the Fire (Rage Against the Machine cover) (with snippet of Audioslave’s « Cochise »)
Like a Stone (Audioslave cover) (instrumental – dedicated to Chris Cornell)
Know Your Enemy (Rage Against the Machine cover)
Bullet in the Head (Rage Against the Machine cover)
How I Could Just Kill a Man (Cypress Hill cover)
Bulls on Parade (Rage Against the Machine cover)
Killing in the Name (Rage Against the Machine cover)

Il est le soir, bien évidemment c’est l’heure de boire un coup, et pas qu’un peu, histoire d’accueillir un FIVE FINGER DEATH PUNCH qu’on espère en forme. La foule est bien là, tout est près pour recevoir deux monstres ricains coups sur coups puisque juste après déboulera sur scène les improbables LINKIN PARK.

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FIVE FINGER DEATH PUNCH – Mainstage 2 – 21h55 – Report/Photos : CYCY

Pour les avoir vu et shooté le Week End précédent au Download je m’attendais à quelque chose de surréel puisque dans la semaine IVAN MOODY, le tumultueux chanteur s’est barré du groupe et est retourné au bercail, remplacé au pied levé par TOMMY VEXT (Bad Wolves et Divine Heresy). On se disait que le groupe allait être chamboulé … bah zob car on a exactement la même chose hormis le fait que le chanteur est pas le même et qu’il a plus de cheveux. Et dire que TOMMY VEXT maitrise la scène comme un grand est un euphémisme car il y va même de son hommage à CHRIS CORNELL, à capella, avec BLACK HOLE SUN. Même pas peur. Côté set c’est du 5FDP dans l’attitude et la manière avec un trio de tête, CHRIS KAEL le bassiste et ses deux compères guitaristes ZOLTAN BATHORY et JASON HOOK, bref, le show à l’américaine si vous voyez ce que je veux dire. Et MOODY ou pas MOODY vous savez quoi ? Ca déchire pareil, enfin moi j’ai adoré. Super bon moment. Mentions spéciales à WASH IT ALL AWAY et WRONG SIDE OF HEAVEN qui sur scène enfonce tout.

Setlist

Lift Me Up
Never Enough
Wash It All Away
Got Your Six
Bad Company (Bad Company cover)
Jekyll and Hyde
We Will Rock You (Queen cover)
Burn MF
Black Hole Sun (Soundgarden cover)
Wrong Side of Heaven (acoustic)
Coming Down
Under and Over It
The Bleeding
The House of the Rising Sun

Usés par la chaleur et un planning dément pour un troisième jour, près de 50 km à pied pour CyCy, le live des 5FDP siffle la fin de la récréation et achève ainsi le Hellfest 2017 pour Ladygirl et CyCy, nous profiterons d’un repas bien mérité et partagerons le périple 2017 avec une bande de zouaves des plus sympathiques. Cherry quant à elle poursuit son périple jusqu’au bout de la nuit, mais ça, elle a prévu de vous le raconter très prochainement dans son journal du Hellfest.

C’est avec un petit pincement que nous quittons le site alors que LINKIN PARK entame NUMB mais avec un certain soulagement aussi car poussière, chaleur, monde aura eu raison de nos forces.

On notera du positif cette année avec un agencement encore amélioré, un espace devant les Mainstages largement suffisant (please pas de monde en plus), un passage pour festivalier à l’entrée amélioré, un espace VIP plus près du « run ». Un point négatif toutefois, la galère sous les tentes du fait du manque d’ombre (à voir pour les années suivantes), et la difficulté pour nous autres photographes de travailler « simplement » car emmerder le monde avec notre matos alors que les tentes sont blindées, c’est un peu dommage.

Sleaze This City remercie l’équipe du Hellfest, Roger et Olivier de Replica et tous les potes et potesses rencontrés d’années en années. Et on vous dit, à l’an prochain.

Retrouvez tous les groupes du Jour 3 : 

Retrouvez toutes les photos d’Ambiance des 3 jours : 

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