RAKEL TRAXX : Rencontre avec le groupe après leur passage au Hellfest Cult 2017

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Alors que la veille ils jouaient au Hellfest Cult en digne vainqueur du tremplin VOICE OF HELL, on retrouve les RAKEL TRAXX en pleine forme histoire de jacter de tout cela et plus. 

En direct du Hellfest, il fait chaud, très chaud, et on retrouve tout de suite Rakel Traxx. Les cinq marseillais, vainqueurs du concours The Voice of Hell, ont eu l’opportunité de se saisir de la scène du Hellfest Cult, et ainsi s’exposer aux festivaliers les plus dévoués qu’on surnomme les culteux. D’autre part, le groupe déborde d’une actualité bouillante, puisque leur dernier album Dirty Dollz est sorti en fin d’année dernière (chronique ICI). Check it out ! On a pu se poser avec eux quelques minutes pour en parler.

Sleaze This City : Alors les gars, on a une paire de questions pour vous. Déjà, félicitations pour le concours, qui vous a donné accès à une scène en plein off du Hellfest cette année. Qu’est-ce qui vous a donné envie de vous inscrire à ce tremplin ?

Rakel Traxx : À la base, c’était parti d’un délire, on s’est juste dit « Pourquoi ne pas le tenter ? ». Le fait d’être sélectionnés a rendu le truc plus sérieux. Et il se trouve que ça a bien marché !

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STC : C’est drôlement stylé, si je ne me trompe pas, vous étiez quand même pas mal de groupes en compétition ?

RT : Ouais, c’était assez varié au niveau des genres de musique, il y en avait de toute la France, pas mal de Paris, et finalement, c’est tombé sur nous.

STC : Vous avez sorti un album, d’ailleurs très récemment, c’était à la fin de l’année dernière (Dirty Dollz, sorti en décembre 2016 pour votre gouverne). Il y a des mots clés qui reviennent dans les paroles (rires, les chenapans, ils savent de quoi je parle). Ce sont des thèmes typiques très teintés eighties, en quoi ça s’applique à notre époque et de quelle façon ça peut toucher le public d’aujourd’hui ?

RT : Il faut dire que ça manque un petit peu dans le metal, le côté fun, comment dire, festif, faire la fête, s’éclater, les femmes, l’alcool. En remettre une couche, on part du principe que ça marche toujours.

STC : On récapitule : un album très récent, un autre était sorti il y a quelques années (ça s’appelle « Bitches Palace » va voir, cher internaute), et avec ça, vous avez tourné pas mal. C’est quoi le meilleur public de France selon vous ?

RT : (à l’unisson) C’est Nantes !

STC : La warm-up au Ferrailleur par exemple ?

RT : C’est super de jouer devant une salle qui n’est pas acquise au départ, et qui finalement réagit super bien. L’endroit était blindé en plus, et en fait, passés les deux-trois premiers morceaux, on les a embarqués.

STC : Et à l’étranger, c’était quoi, votre meilleure expérience ?

RT : L’Allemagne. Ça a vraiment été très cool. C’est une autre mentalité là-bas, les gens se déplacent, soutiennent vachement la scène rock.

 

STC : Si on revient un peu à votre concert au Cult : d’après ce que j’ai pu apercevoir ou entendre, je trouve qu’il aurait dû y avoir encore plus de monde.

RT : C’est normal, après tout, c’est juste avant le premier jour du festival, le jeudi soir. On a fait le maximum, début de soirée, 20h, pas évident. Mais au final il y avait pas mal de monde, les gens avaient de bonnes réactions, et ça nous a beaucoup plu.

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STC : L’album étant sorti très récemment, les gens ont eu le temps d’écouter et de digérer, et je voudrais avoir votre pressenti le plus actuel sur la suite. Vous considérez plutôt déjà un prochain enregistrement, avec des idées à plat, ou est-ce que vous souhaitez continuer à tourner un maximum avec ces nouveaux titres à proposer ?

RT : On n’est pas seulement en train d’y réfléchir, c’est prévu, on va se mettre à la tâche au mois de juillet, en espérant entrer en studio avant la fin de l’année. C’est pas tout à fait gagné, mais bon ! Ce serait cool d’enregistrer le troisième album assez rapidement.

STC : Woah, c’est rapide, comme enchaînement. Vous devez déborder d’idées…

RT : C’est vrai qu’on essaie de travailler au maximum, on ne se laisse pas vraiment de pause. Ça dépend des concerts, il faut trouver le temps composer, jouer live retarde un peu l’aboutissement des morceaux qu’on écrit.

STC : D’ailleurs, comme on peut voir grâce à votre poule en peluche sur votre page Facebook, vous vous déplacez quand même pas mal. Quel pourcentage de votre année s’écoule sur la route, en gros ?

RT : Ça dépend vraiment de l’actu. On peut ne pas s’arrêter pendant quelques temps, puis arrive l’été, et c’est un peu plus mort. L’hiver, on reste au chaud (rires). Non, sérieusement, il faut avoir un produit à vendre, tu ne peux pas jouer les même morceaux pendant quatre ou cinq ans. Pour revenir à ce qu’on te disait il y a deux minutes, c’est pour ça qu’on doit enchaîner vite. Il faut jouer stratégie niveau timing.

STC : Question style, on remarque que depuis une paire d’années, il y a un vif intérêt renaissant pour tout ce qui touche au bon vieux Hollywood, sleaze, glam, en particulier chez les plus jeunes. À votre avis, ça vient d’où ?

RT : C’est une question de mode. Dans tout ce qui se fait, ça revient, ça repart, il y a des hauts, des bas. Le reproche qu’on aurait pu faire à l’époque au glam eighties d’être trop décadent n’est plus d’actualité. Justement, on a besoin de cette solution de sortie de nos quotidiens, de nos routines. Ce leitmotiv un peu party-on, on y va, on s’amuse, on profite… Les gens ont besoin de ça, même les plus jeunes. Pour se déconnecter de la réalité, il faut s’investir dans quelque chose, que ce soit la musique ou autre, qui permet de s’évader. On essaie ainsi de proposer ça aux gens, il y a quelques années cet état d’esprit s’était perdu, et ça revient pour notre plus grand plaisir. Histoire de varier aussi, proposer au public autre chose que ce qu’ils ont l’habitude de voir sur la scène française actuelle. C’est peut-être plus festif que le marché actuel. Tu regardes nos textes, c’est pas engagé, c’est hédoniste, quoi. On ne pense pas à demain.

STC : Dites au lieu de penser à demain, pensons au passé, est-ce que vous vous rappelez de votre tout premier concert ensemble, ou individuellement ?

RT : La loooose, le plus souvent. On a eu des expériences diverses, ça sert aussi à différencier les bons concerts des mauvais. Dans un petit bar qui n’existe plus maintenant, à Marseille, on a fait une date juste avant de partir à Turin. On est arrivés pile à la fin du Monster of Rock, et à l’époque la formation actuelle du groupe avait peu de concerts à son actif. En voyant l’installation, on a fait « …ah. ». On n’avait même pas de câbles suffisamment longs pour aller jusqu’au bout de la scène ! (rires) C’était bien drôle.

STC : Sinon, pour la suite, d’après tout ce que vous me dites, ça semble assez planifié. Mais qu’est-ce qui vous ferait rêver le plus ?

RT : La Mainstage ! Non, sans blague, faire un maximum de beaux endroits, que le prochain album marche bien. Plus de filles dans les loges ! Et des garçons aussi, pour le bassiste. (rires) Faire de belles scènes, avoir plus de visibilité… Sur le Sunset, ça serait pas mal.

STC : Eh bien, franchement, on vous le souhaite. Soyez assuré de ma prière.

Propos recueillis entre deux galopades vers les scènes du Hellfest, par Cherry.

 

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